2Fille du Roi. Elle arrive à Québec le 30 juillet 1668 par le navire "La Nouvelle France".
ENFANT NATUREL: (père Jean Paradis, fils de Pierre et Barbe Guyon): André baptisé le 23-3-1676 Pointe-aux-Trembles marié en 1697 à Marguerite Ménard
20Claude Damisé (vers 1648-1705)
Arrivée en 1668, elle est la fille de feu Étienne Damisé, chaudronnier, et de Geneviève Pioche. Née et baptisée vers 1648, Claude est originaire de la paroisse Saint-Nicolas-du Chardonnet, faubourg Saint-Victor à Paris. Au décès de leur père, Claude et son frère Jean ont été placés à la Pitié-Salpêtrière, hôpital qui accueille les orphelins. Geneviève Pioche se remarie avec Louis Chéron, aussi chaudronnier. Elle passe un contrat de mariage chez le notaire Gilbert Bonadat le 13 décembre 1665, le nouvel époux s’engage à prendre en charge Jean Damisé, fils d’Étienne et de Geneviève, de lui montrer son métier, de l’entretenir et de le nourrir jusqu’à l’âge de 16 ans. À cette époque, Claude a environ 17 ans.
Mariage
Claude épouse Pierre Perthuis dit Lalime le 10 décembre 1668 dans la paroisse Notre-Dame à Montréal. Originaire d’Amboise en Indre-et-Loire, il est le fils de Sylvain Perthuis et de Mathurine Racicot. Né le 18 février 1645, il arrive en 1665, âgé de 20 ans, comme soldat du régiment Carignan-Salière, compagnie du sieur Salière. Sont présents au mariage Jacques Pillerau dit Lisledor aussi du régiment Carignan-Salière et de la compagnie du sieur Salière, René Dardenne époux de Françoise Barbery, Fille du Roy arrivée en même temps que Claude Damisé et Jean Coron, maître tourneur, qui épousera en 1670 Michelle Lauzon née à Montréal. Sauf la mariée qui reconnaît ne pas savoir signer, ils signent tous le registre de la paroisse avec le curé Gabriel Souart. Une dispense de publication de trois bans a été accordée ainsi qu’une dispense de temps de l’Avent. Le couple aura douze enfants. La jeune mère est âgée d’environ 22 ans à la naissance de son premier enfant et d’environ 43 ans à la naissance du douzième.
Pierre Perthuis s’installe comme marchand à Pointe-auxTrembles et par la suite à Montréal. Il reçoit, achète et vend des terres. De plus, il prête de l’argent, les sommes lui sont remises en argent ou en biens qu’il revend avec profit. Pierre Perthuis a le sens des affaires et est devenu un bourgeois. Durant l’été 1673, il retourne en France.
Claude est enceinte de son troisième enfant qui naîtra au mois de décembre 1673. En octobre 1674, elle vend une terre. Est-ce qu’elle doute du retour de son mari, a-t-elle besoin de liquidités pour faire vivre sa famille ? À l’été 1675, elle devient enceinte d’un enfant conçu hors mariage. André, fils de Jean Paradis, est baptisé le 3 mars 1676 à Montréal dans la paroisse Notre-Dame et baptisé de nouveau le 23 mars à Pointe-aux-Trembles dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus. Jean est célibataire et âgé de 16 ans. L’enfant sera adopté par René Cyret et Anne Fayet, Fille du Roy arrivée en 1670, mariés le 8 septembre 1670 à Québec dans la paroisse Notre-Dame. Les parents adoptifs n’auront pas d’autres enfants.
Pierre est présent à Montréal en mars 1676. Il poursuit ses activités marchandes et familiales. Claude donnera naissance à Élisabeth baptisée le 7 février 1677.
Famille
1. Catherine Perthuis est baptisée le 23 janvier 1670 par le curé Gilles Perot à l’église Notre-Dame de Montréal. Ses parrain et marraine sont Jean Coron, habitant, et Catherine Marchand, conjointe de Laurent Archambault, habitant prospère, tous deux parents de douze enfants. Ils signent l’acte de baptême avec le père et le curé.
Âgée de 16 ans, à l’église Saint-Enfant-Jésus de Pointe-auxTrembles, elle épouse Pierre Maguet le 7 janvier 1686. Pierre est le fils d’Augustin Maguet, décédé, bourgeois de Paris, et de Françoise Goubilleau, Fille du Roy arrivée en 1670 avec son fils. Pierre Maguet a été baptisé vers 1662 à l’église Saint-Paul de Paris. Le curé François Seguenot bénit leur union en présence de plusieurs parents et amis : la mère de Pierre, Françoise Goubilleau, son beau-père Paul Dazé et leur fils Charles Dazé, Jeanne Perthuis, sœur de Catherine, Sidrac Dugué, écuyer, sieur de Boisbriant, résident de l’île Sainte-Thérèse de Pointe-aux-Trembles et sa fille Marie Thérèse Dugué, François Janot, Laurent Archambault époux de Catherine Marchand, marraine, Jean Coron, parrain de la mariée, Grégoire Simon, habitant, et son épouse Jeanne Collet, Fille du Roy arrivée en 1668. Ce couple sera tué par les Iroquois et inhumé le 8 mai 1691 à Pointe-aux-Trembles. Plusieurs d’entre eux ont signé avec le marié, le père de la mariée et le curé. Catherine a donné naissance à onze enfants, sept d’entre eux se sont mariés.
Pierre Maquet est retourné en France avec sa mère et son beau-père, Paul Dazé, en 1684. Difficile de dire ce que fut son travail en Nouvelle-France. Michel Langlois fait état de plusieurs emprunts et remboursements, locations, achats et ventes de terres. Il reçoit de l’argent de France, probablement de son père décédé, il s’agit de montants importants de 7 200 livres, 3 239 livres, 3 600 livres. On apprend, par un emprunt de 1 000 livres qu’il fait en 1690, que sa maison de Rivière-des-Prairies a été pillée et incendiée par les Iroquois. En 1710, il donne 1 600 livres pour l’achat d’une terre à Rivière-des-Prairies. En 1715, il achète la maison de sa mère et de son beau-père Paul Dazé pour la somme de plus de 3 000 livres. On peut facilement en déduire que cette fille de Claude Damisé a vécu dans l’aisance financière.
Catherine est veuve depuis le 6 juillet 1725. Elle est inhumée le 17 février 1736 dans le cimetière de la paroisse du Saint-EnfantJésus de Rivière-des-Prairies, tout comme le fut son mari.
2. Jean Perthuis est baptisé le 7 février 1672 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal. Jean Boulain dit Léveillé, habitant, est son parrain, et Élisabeth Langevin, épouse de René Lanceleur, est sa marraine. Nous n’avons pas d’autres informations sur cet enfant.
3. Jeanne Perthuis est baptisée par le curé Gilles Perot le 13 décembre 1673 à l’église Notre-Dame de Montréal. Son parrain est Bernard Mercier, habitant, et sa marraine est Jeanne Collet épouse de Grégoire Simon ; ce couple sera présent au mariage de Catherine, la sœur de Jeanne.
Le 22 novembre 1688, Nicolas Desroches, veuf d’Anne Archambault, fille de Laurent Archambault et de Catherine Marchand, devient l’époux de Jeanne. Il est âgé de 36 ans. Fils de Jean Desroches et de Françoise Godé Gaudet, Nicolas est né à Montréal le 7 octobre 1652. Sont présents au mariage officialisé par François Seguenot, dans l’église du Saint-Enfant-Jésus de Pointeaux-Trembles, Jean et Pierre Desroches, frères du marié, Pierre Maguet, beau-frère, et son épouse Catherine Perthuis, Laurent Archambault, père de la première épouse de Nicolas, mais aussi ami de la famille Perthuis, Françoise Guillin, Fille du Roy arrivée en 1668 et Perthuis, oncle de la mariée, dont le lien est difficile à établir. Nicolas Perthuis, cousin de la mariée, fils de Claude Perthuis et d’Anne Trémeau, est arrivé au pays en 1684 comme engagé de Paul Dazé ; il est né à Amboise comme le père de la mariée. Jeanne donnera naissance à douze enfants, huit d’entre eux se marieront.
La date du décès de Jeanne est inconnue. Le corps de Nicolas Desroches est inhumé le 27 avril 1737 dans le cimetière de la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles.
4. Élisabeth Perthuis, de la côte Sainte-Anne, est baptisée le 7 février 1677 à l’église du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles. Son parrain est Henri François Sabatier, notaire, époux de Jeanne Demouchi, et Élisabeth Charly, épouse de Joseph Demontenon Delarue, est sa marraine. Ils ont signé le registre avec le curé François Seguenot, curé.
Âgée de 18 ans, Élisabeth épouse, le 20 juin 1695, Claude Caron, fils de Claude Caron et de Madeleine Varennes à l’église Notre-Dame de Montréal. Sont présents à la cérémonie Antoine Adhémar, greffier et notaire royal, Jean Martinet, chirurgien, époux de Marguerite Prudhomme, Abraham Bouat, bourgeois, époux de Marguerite de Nevelet, Fille du Roy arrivée en 1667. Ils ont signé le registre en compagnie de Michel Caillé, curé, ainsi que de quelques autres invités. Élisabeth et Claude auront cinq enfants, deux se marieront.
Élisabeth décède et est inhumée le 23 avril 1703, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, quelques jours après la naissance de son fils Charles, né et décédé le 17 avril. Elle est âgée de 26 ans. Elle laisse dans le deuil deux jeunes enfants : Claude âgé de 6 ans et Élisabeth âgée de 2 ans. Son mari vivra plusieurs années de plus, il décède le 15 juin 1759 et sera inhumé le lendemain dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal.
5. Marie Perthuis est née le 8 septembre 1678 et est baptisée le même jour à l’église du Saint-Enfant-Jésus à Pointe-aux-Trembles par le curé François Seguenot. Antoine Basinet est le parrain et la marraine est Marguerite Celle, née à Montréal, épouse de Joseph Cartier dit Larose, arrivé en 1665 avec le régiment de CarignanSalière, démobilisé en 1668, marchand de fourrures. Les parrain et marraine n’ont su signer avec le père et le curé.
Le 24 janvier 1698, à l’église Notre-Dame de Montréal, Marie, âgée de 19 ans, prend pour époux Vital Caron âgé de 24 ans. Né à La Prairie, il est le fils de Claude Caron et de Madeleine Varennes. Les témoins à ce mariage sont Claude Caron, frère de Vital, et Marc Antoine Desjardins sieur de Rupalley, officier dans les troupes de la Marine, époux d’Anne Lemire. Les jeunes époux, le père de la mariée et de nombreuses autres personnes présentes signent le registre avec le curé René Charles Debreslay. La famille comptera dix enfants : un enfant décédera à la naissance, du benjamin, Philippe, nous n’avons que la date de son décès, ce qui n’exclut pas la possibilité d’un mariage. Nous sommes certains que huit enfants de la famille se sont mariés. Leur fils Vital épousera Madeleine Pruneau, fille de Jean et de Suzanne Bélanger, le 20 juillet 1735 dans la paroisse Sainte-Anne du fort Pontchartain de Détroit.
Vital Caron est inhumé le 28 janvier 1747 dans la paroisse SainteAnne de Détroit.
Veuve depuis le 20 avril 1745, Marie décède à Châteauguay, à l’âge de 88 ans, le 23 décembre 1766 et est inhumée le lendemain. Cinq de ses enfants habitent à Châteauguay. Dans l’acte de sépulture, le curé a écrit que l’enterrement s’est fait en présence de ses fils, petits-fils et gendres. Il ajoute que Marie était infirme depuis longtemps. On ne connaît d’elle que des dates et quelques faits, mais cette remarque du curé peut nous amener à croire que Marie a été entourée des siens dans sa maladie et jusqu’à son dernier repos.
6. Geneviève Perthuis est née le 17 octobre 1680 et est baptisée le lendemain à l’église du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles. Gilles Galipeau dit Le Poitevin, habitant, époux de Jacqueline Langlois, Fille du Roy arrivée en 1668, et Cécile Janot, née à Montréal, épouse d’André Carrière, tailleur d’habits, deviennent ses parrain et marraine. François Seguenot signe le registre, les parrain et marraine ont déclaré ne pas savoir signer.
Le 19 mars 1701, Geneviève épouse un ami de la famille, Urbain Gervaise, fils de Jean Gervaise et d’Anne Archambault. Jean et Urbain ont souvent été présents aux mariages des enfants Perthuis et ont laissé leur signature sur les actes de mariage. Urbain est veuf de Marie Caron, fille de Claude et Madeleine Varennes. Il se trouve apparenté comme beau-frère à Marie et à Élisabeth. La famille Archambault a aussi des liens d’amitié consolidés par leur présence aux baptêmes et aux mariages des Perthuis. Sont présents à la cérémonie Charles et Louis Gervaise, frères d’Urbain, Claude Caron son beau-père et Claude Caron son beau-frère. Les mariés, Pierre Perthuis, père de Geneviève, et les autres personnes présentes ont signé le registre, à l’exception de Vital Caron qui a déclaré ne pas savoir signer. La cérémonie a été présidée par René Charles Debreslay, curé. Dollier de Casson, grand vicaire, a accordé une dispense de publication de trois bans. Les signatures des deux prélats figurent sur l’acte. De cette union naîtront six enfants, une seule atteindra l’âge adulte et se mariera. Geneviève a 21 ans à la naissance de l’aînée et 32 ans à celle du cadet.
Le 6 juin 1713, Urbain Gervaise, bourgeois de Montréal, est inhumé dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal. En plus de son épouse, il laisse dans le deuil deux filles : Geneviève âgée de 5 ans et Marie Josèphe âgée de 7 ans, cette dernière se mariera en 1736.
Approchant de son trente-septième anniversaire de naissance, Geneviève épouse Louis Renaud dit Duval le 5 avril 1717 dans la paroisse des Saints-Anges-Gardiens de Lachine. Né le 15 décembre 1683 à Québec, il est le fils d’Antoine Renaud, habitant et maçon, et de Françoise Duval, Fille du Roy arrivée en 1670. Assistent au mariage béni par Louis Michel Villermola, curé de Lachine, Laurent Renaud, frère de Louis né du premier mariage d’Antoine avec Geneviève Plémaret, Fille du Roy arrivée en 1665, Vital Caron, beau-frère, époux de Marie Perthuis, Paul Guillet de Montréal, époux de Catherine Pinguet, Jean Baptiste Dupré de Boucherville, époux de Claire Février, Catherine Mallet, Paul Dumouchel, fils de Jeanne Juin, Fille du Roy arrivée en 1672 (Paul Dumouchel est l’époux de Marie Louise Tessier dont la mère est Madeleine Varennes, donc beau-frère de Marie Perthuis) et Louis Lecompte. François Vachon de Belmont, vicaire général, a accordé une dispense de publication pour deux bans. Un enfant naîtra de cette union, Louis, le 19 février 1718 à Montréal.
Veuve de Louis depuis le 12 juin 1766, inhumé dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, Geneviève décède le 28 août 1774 ; elle est inhumée deux jours plus tard dans la chapelle Sainte-Anne de l’église Notre-Dame de Montréal.
7. La vie de Marguerite Françoise Perthuis ne sera pas bien longue. Elle est née le 23 et est baptisée le 24 juillet 1682 à l’église Notre-Dame de Montréal par Jean Frémont, curé de la paroisse. Ses parrain et marraine sont Louis Lecompte dit Dupré, époux de Catherine Rolland Saint-George et Marguerite Prudhomme, épouse de Jean Martinet dit Fondblanche, chirurgien. Le père et le parrain ont signé l’acte avec le curé.
Marguerite décède le 11 mars 1703 et est inhumée le lendemain dans la paroisse Notre-Dame de Montréal à l’âge de 20 ans. Marguerite a-t-elle été victime de l’épidémie de variole, appelée aussi petite vérole, de l’hiver 1702-1703 qui fit mourir 1 000 à 1 200 personnes dans la colonie ?
8. Angélique Perthuis est baptisée, dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus à Pointe-aux-Trembles, le 1 er janvier 1684. Ses parrain et marraine sont Nicolas Desroches, oncle de l’enfant et époux de Jeanne Perthuis, et Catherine Perthuis, sœur aînée d’Angélique. Le père et le parrain ont signé avec le curé François Seguenot.
Le 28 septembre 1700, à l’église Notre-Dame de Montréal, elle épouse Louis Lefebvre, 28 ans, sieur du Chouquet et marchand, fils de Jean Lefebvre et de Nicole Leroux. Sont présents Étienne Robert, garde magasin du roi, Charles de Couagne, marchand de Montréal, Claude et Vital Caron, beaux-frères de la mariée. René Charles Debreslay donne la bénédiction nuptiale. Ont signé l’acte avec le curé : les mariés, le père d’Angélique, ses sœurs Geneviève et Marguerite, Charles de Couagne, arrivé en 1672 comme maître d’hôtel de Louis Buade, comte de Frontenac, puis marchand, François Dollier de Casson, grand vicaire. Angélique donnera naissance à seize enfants ; sept d’entre eux se marieront et trois autres, demeurés célibataires, décéderont à un âge avancé : Charles aura 73 ans, Catherine aura 77 ans et Marie Jeanne aura 53 ans.
Angélique, veuve depuis le 26 novembre 1741, décède le 25 avril 1755 et est inhumée le lendemain dans la paroisse Notre-Dame de Montréal. Elle est âgée de 71 ans.
9. Anne Françoise Perthuis ne vivra que cinq jours. Baptisée dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles le 26 janvier 1685, elle est inhumée dans la même paroisse le 31 du
même mois. Ses parrain et marraine sont Jean Renaud et Françoise Guillin, Fille du Roy arrivée en 1668. Le parrain ainsi que le père ont signé l’acte avec le curé François Seguenot.
10. Pierre Perthuis, fils 1, est baptisé le 16 avril 1686 dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles. Jean Desroches est son parrain et Françoise Janot, épouse d’Antoine Bazinet dit Tourblanche, soldat du régiment de Carignan-Salière, est sa marraine. Pierre est décédé dans les colonies anglaises au mois d’août 1708.
11. François Perthuis est baptisé le 10 janvier 1688 dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles par le curé François Seguenot. Son parrain est François Dejordy, écuyer, lieutenant de la Compagnie de M. Desquerat, et sa marraine est Marie Thérèse Dugué. Nous n’avons par d’autres informations sur François.
12. Pierre Perthuis, fils 2, est baptisé le 22 mai 1691 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal par le curé Étienne Guyotte. Il a été baptisé sous condition, ayant été ondoyé à la maison. Son parrain est Pierre Courtet et sa marraine est Élisabeth Perthuis, sa sœur âgée de quatorze ans.
Le 24 janvier 1713 à l’église Notre-Dame de Québec, il épouse Angélique Caron, fille de Vital Caron, marchand bourgeois, et de Marguerite Gagnon. Les époux et quelques invités, dont Urbain Gervaise, ont signé le registre de la paroisse avec le curé Thomas Thiboult. Le couple aura un garçon prénommé Pierre, comme son père et son grand-père. Il se marie au fort de Vincennes, dans la paroisse Saint-François-Xavier, le 3 janvier 1757 avec Madeleine Vaudry, fille de Joseph et Marie Lepage.
Angélique Caron est inhumée le 25 août 1715 dans la paroisse Notre-Dame de Québec. Pierre se marie en secondes noces avec Marie Catherine Mallet. Le couple signe un contrat de mariage le 18 mars 1716 devant le notaire Michel LePailleur, en présence de Madeleine Thure Dufresne, mère de Catherine. Joseph naît de ce couple en 1717 à Montréal. Au moins neuf autres enfants naîtront dans la paroisse Sainte-Anne de Détroit.
On ne connaît pas la date du décès de Pierre ni celle de Catherine, tous les deux étant décédés hors du Québec.
Décès
Claude est inhumée à Montréal le 6 octobre 1705 âgée d’environ 57 ans. Le cadet de ses enfants a 14 ans, il se mariera en 1713. Pierre Perthuis épouse en secondes noces, le 13 février 1707, la veuve Françoise Moisan, Fille du Roy arrivée en 1663.
Conclusion
Encore de nos jours, l’enfant né hors mariage d’une femme déjà mariée peut perturber la vie de la mère et celle de son entourage. Dans le cas de Claude Damisé, il semble ne s’être rien passé. Son mari ne l’a pas bannie du foyer ni accusée d’adultère. Est-ce que les circonstances entourant cette grossesse démontraient clairement que Claude n’avait pas désiré cet événement ? Malgré tout, Claude a poursuivi son rôle de mère et d’épouse et participé, à la mesure de ses capacités, à l’expansion de la Nouvelle-France. Rendons-lui hommage pour la vie qu’elle a transmise.
Marie Royal
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