13Le couple JEAN GABORIAU DIT LAPALME (militaire, maître maçon, trafiquant) et MARGUERITE BOILEAU dans la tourmente
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En octobre 1729, Gaboriau est affecté au fort de Chambly. Maître maçon, il pratique occasionnellement son métier tout en demeurant militaire dans la compagnie de Contrecoeur durant quelques années, du moins jusqu'à son mariage au fort de Chambly en1732. Il se déclare le fils de Pierre et de Marguerite Michel. Son épouse, Marguerite Boileau,est la fille de feu Pierre et de Marguerite Ménard.
En 1738, il obtient une concession à la rivière du Sud.En même temps, il obtient un droit de chasse, de pêche ainsi que celui de traite ou de vente de denrées.
Pour comprendre ce déplacement des Gaboriau tout près de l'entrée du lac Champlain, il faut suivre le parcours de son beau-frère René Boileau et de son épouse Marie-Anne Robert. Ce couple a vécu dans la région de la rivière du Sud ainsi que sur la rive ouest en face de l'île aux Noix. Boileau semble s'adonner à la chasse et à la pêche en plus de la traite et du commerce avec les Amérindiens. On qualifie René Boileau de voyageur. Sachant que son jeune frère Michel deviendra plus tard « interprète en langues sauvages », on peut supposer qu'il devait connaître lui-même la langue des Abénaquis puisqu'il vivait au fort abénaki de Missisquoi (ou Missiscoui)en 1752.
La tradition amérindienne devait être présente dans la famille Boileau puisque Marguerite Ménard, mère de René et de Marguerite (épouse de Jean Gaboriau), était issue d'une famille métisse. Son père, MAURICE MÉNARD, avait été un interprète important à Michillimakinac. L'épouse de ce dernier était la fille de Pierre Couc dit Lafleur (lui-même interprète) et de l'Algonquine Marie Mite8ameg8k8e.
Gaboriau aurait décidé de quitter cette région dangereuse vers la fin de la guerre en 1748 alors qu’il retourne à Chambly. Sa concession se trouve près du fort Sainte-Thérèse.
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