13Il s’est noyé pres de l’ils Saint-Paul en fuyant les Iroquois
Compagnon de Dollars des Ormeaux
Ïle des soeurs (mort)
Plusieurs disent que Blaise Juillet est mort avec Dollars des Ormeaux. Ceci voudrait dire qu’il serait mort dans les Pays d’en Haut. Sauf que Blaise s’est noyé quelques jours auparavant tout près de Montréal donc il ne peut être considéré dans la présente liste!16
19 AVRIL 1660
Mort de Blaise Juillet, de Mathurin Soulard et de Nicolas Duval
Un Iroquois, capturé dans les iles du Richelieu et amené à Québec pour y être brûlé vif, déclara, dans sa chanson de mort, qu'il serait vengé, car sa nation avait jure de raser les forts de Quebec, Montreal et des Trois-Rivieres et d’assommer a coups de tomahawks tous les français établis au pays.
L'alarme fut grande chez les colons; la plupart des habitants des campagnes vinrent se mettre sous la protection des canons des forts.
Voici ce que dit la mere Marie de l'Incarnation a propos de l'ordre que Mgr de Laval vint intimer aux Ursulines et aux Hospitalières de ne pas demeurer dans leur monastère pendant la nuit.
"Nous ne fúmes jamais
plus surprises, car nous n'eussions jamais pu nous imaginer qu'il y eût sujet de craindre dans une maison aussi forte comme la nôtre. Cependant. il fallut obéir. Mgr en fit de même aux Hospitalières. Déjà l'on avait posé deux corps de garde aux deux extrémités de notre maison ; l'on fit quantité de redoutes; toutes nos fenêtres étaient garnies à moitié de mu-railles, avec des meurtrières; d'un bâtiment à l'autre, il y avait des ponts de communications: en un mot, notre monastere etait converti en un Fort, gardé par vingt-quatre hommes bien résolus. Quand les habitants nous virent quitter une maison aussi forte que la nôtre, ils furent si épouvantés qu'ils crurent que tout était perdu. Ils abandonnèrent aussi leurs maisons et se retirèrent, les uns dans le Fort, les autres, chez les Jésuites, d'autres, chez Monseigneur notre éveque ; les autres chez nous, où nous avions six ou sept familles. Le reste se barricada de tous côtés dans la basse ville, où l'on posa plusieurs corps de garde." Un jeune homme de vingt-quatre ans, Adam Dollard des Ormeaux, demanda et obtint la permission de lever une troupe et d'aller au-devant de l'ennemi.
Il choisit seize compagnons et se prépare à partir. Tous mettent ordre à leurs affaires, assistent à une messe, communient et "s'engagent par serment solonnel à ne pas demander quartier et à combattre jusqu'au dernier souffle de vie"
Le 19 avril 1660, ils partent; mais à peine sont-ils rendus à l'ile des Soeurs, qu'ils rencontrent des Iroquois. Les Français attaquent avec vigueur et mettent l'ennemi en fuite. Dans leur riposte, les Iroquois tuent Duval, tandis que Juillet et Soulard se noient. Dollard revient à Montréal. assiste aux funérailles des victimes, se choisit trois nouveaux compagnons et repart pour conquérir une gloire immortelle.
Source: Lynda Sylsco, Passeurs d’histore - Nouvelle-France, Histore er descendants Groupe Facebook
9Arrivé a Montreal le 16 Novembre 1653
Membre de La Grande Recrue de 1653
9PICARD dit LAFORTUNE, Hugues, né en 1617 ou 1618, si l'on en crOit les recensements de 1667 (Sulte, Hist., IV, 76c) et 1666 (Ibid., 60c), n'était plus un tout jeune homme lorsqu'il se joignit à la recrue de
1653. Le 20 juin de cette année, sur le St-Nicolas, en rade de St-Nazaire, il reconnaissait avoir reçu 137 livres en avancement sur ses gages (gr Bel-liotte, Faillon, II, 556). Il attendra encore sept ans avant de prendre fem-me, à Montréal, le 30 juin 1660, (gr. Basset, 11 juin, voir pièce 46).
Hugues Picard était le fils des défunts Gabriel et Michelle Clavier, de St-Colombin au pont James, pays de Bretagne® et Anne Anthoinette de Lier-court, veuve de Blaise Juillet dit Avignon. La veuve Juillet lui amenait quatre enfants et elle devait lui en donner cinq autres. A l'instar des vaillants défenseurs de Villemarie, Hughes Picard s'engagea en 1663 dans la milice de la Sainte-Famille (Faillon, Hist., III, 17). Aux recensements de 1667 et de 1681 (Sulte, Hist., V, 69b) notre homme possède au côté de Louis Prudhomme 30 arpents de terre en valeur et 9 bêtes à cornes. Il s'agit là, croyons-nous, de la terre du défunt Blaise Juillet. Picard n'était pas cependant sans avoir recu lui-même plusieurs concessions : le minutier de Basset mentionne, le 11 décembre 1663, un arbitrage de terre entre Hughes Picard et Pierre Richaume; le 4 avril 1667 il reçoit au Sault St-Louis une concession de 3 arpents sur 20 qu'il bâtira en pierre et revendra 425 livres à Antoine Chassaigne dit Duceau le 12 décembre 1677 (gr. Basset); à cette dernière date, l'immeuble voisine, d'un côté, Louis Boussot dit La Flotte, d'autre côté Pierre Lécuyer; le 26 novembre 1668 (gr. Basset) il ajoute 20 arpents à la terre précédente par achat de Pierre Perroux, pièce de terre qu'il échange le 29 juin 1677 (gr. Basset) à Pierre Lécuyer, contre sa quatrieme part en la succession de Blaise Juillet, son beau-père; le 17 décembre 1670 (gr. Basset), il achète de Maurice Averty 2 arpents sur 6 "vers la montagne entre Gabriel Le Selle et Gilbert Barbier; il acquiert enfin, à Laprairie, une concession qu'il vendra à Claude Rure, dont quittance le 2 octobre 1678 (gr. Maugue). Hughes Picard avait été nommé tuteur des enfants Juillet pour lesquels il transigea plusieurs fois (cf. Basset, 16 janv. 1669: Maugue, il juin 1680). Hughes Picard et Antoinette de Liercourt, sa femme, furent inhumés à quélques mois d'intervalle : elle le 30 septembre 1707, lui, le 22 décembre suivant. Ils avaient tous deux testé par-devant Adhémar, elle le 19 mai 1702, et lui, le 22 décembre 1707, le jour même de sa sépulture.
Les documents judiciaires du vieux Montréal nous apprennent que le 12 juillet 1673 Anne de Liercourt, femme de Hughes Picard, fut assignée au procès de Jean Milot contre Pierre Verrier relativement à un vol d'une certaine quantité de castors, que le ler septembre suivant, elle déposait également contre Roberte Gadois qui avait accusée à tort la femme de René Moreau d'avoir eu la fleur de lis en France; enfin, le 31 décembre 1685, Hughes Picard, avec Jean Roy et Jean Gasteau, étaient contraints de charroyer le bois de chauffage nécessaire à l'entretien du corps de garde. Descendance par ses cinq enfants