Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameJean Guilbert dit Laframboise
Birth2 Mar 1647, Beauquesne, Amiens, Picardie, France
Christening2 Mar 1647, Beauquesne, Amiens, Picardie, France2
Death12 Feb 1727, Montréal, Québec, Canada2
Burial13 Feb 1727, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
Spouses
Birthabt 1654, Paris, I'le-De-France, France2
Death31 Aug 1720, Montréal, Québec, Canada
Burial31 Aug 1720, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
FlagsBiography, Fille du Roi
Marriage15 May 1704, Saints-Anges, Lachine, Montréal, Québec, Canada2
Notes for Denise (Spouse 1)
2Fille du Roi, arrivée en 16733

20Denise Marié (vers 1654-1720)

Autres graphies : Marier, Marrié.

Denise Marié débarque en Nouvelle-France en 1673. Ses parents sont Pierre Marié et Jeanne Loret. Ils habitent sur la rue Saint-Paul dans la paroisse Saint-Paul de la ville de Paris. Le père, décédé avant le départ de Denise, était maître d’armes et prévôt à Paris. Cette jeune fille est née vers 1654. Elle ne sait pas signer.

On a quelques informations sur ses parents et sur ses grands-parents. Pierre Marié et Jeanne Loret ont contracté mariage le 23 février 1648 à Paris devant les notaires Pierre Muret et Nicolas Blondin. Pierre habite alors sur la rue Neuve des Petits-Champs, dans la paroisse Saint-Eustache de Paris et sa mère sur la rue Guisard, aussi dans la paroisse Saint-Eustache. Louis Marrié, père de Pierre et grand-père paternel de Denise, est laboureur au lieu-dit Quatre Mares, près de Louviers, et la grand-mère se nomme Rogère Turguer. Jeanne Chasteau, la grand-mère maternelle, est veuve d’Esaïe Caniler. Le grand-père maternel de Denise, Marin Loret, exerce le métier de « juré crieur à corps et vins ». Il est un officier assermenté de la ville de Paris. Au son de trois trompettes, il transmet les messages concernant la justice, les édits, les lois, les assignations à comparaître, etc., il mentionne aussi les personnes et les enfants égarés, les objets perdus ou trouvés. Dans sa fonction de crieur à corps, il fait part des décès et du moment des funérailles. Dans un troisième temps, partie la plus joyeuse de son métier, il fait connaître le prix du vin et les endroits où s’en procurer.

Mariage

Probablement arrivée à la fin de l’été, Denise se marie quelques mois plus tard, le 12 février 1674, avec Jean Quesneville. Ce Normand a été baptisé le 14 juin 1653 dans la paroisse Saint-Nicolas de la ville de Rouen. Il exerce le métier de maître tailleur d’habits. La première mention au pays le concernant est en 1674, l’année de son mariage. On peut donc supposer qu’il n’habite pas la Nouvelle-France depuis longtemps. Ses parents sont Pierre Quesneville et Jeanne Sacquespée. Ils se sont mariés dans la paroisse Saint-Nicolas à Rouen le 18 juin 1646. Le père est maître savetier. Jean fait partie d’une nombreuse fratrie composée de trois frères et quatre sœurs. Son frère Jean Baptiste, né en 1659, viendra le rejoindre en 1676.

Le mariage est célébré dans la paroisse Notre-Dame de Montréal par Gilles Perot. Dans l’acte, Jean Quesneville déclare que son père est maître tailleur d’habits. Sont présents à la cérémonie Jean Fournier, cousin du marié, Paul Prudhomme âgé de vingt ans (il décédera avant le recensement de 1681, il est le fils de Louis) et François Poudisse, menuisier. Les seules informations que nous avons sur ce dernier sont les inscriptions de sa présence à deux mariages : celui de Jean Quesneville et celui de Pierre Hannegrave et Marie Guertin le 26 novembre 1675. Denise donnera naissance à onze enfants. Huit d’entre eux se marieront : quatre filles et quatre garçons. Elle a environ 21 ans à la naissance de l’aînée, Marie Jeanne, et environ 41 ans lors de la naissance de Jean Baptiste, le benjamin. Jean Quesneville sait écrire et il est vite reconnu dans sa communauté pour ses capacités. Dès 1674, certains lui demandent de s’adresser, en leur nom, aux différentes instances responsables de la colonie pour obtenir justice et réparations. En 1681, il est nommé huissier, sa tâche comprend l’emprisonnement des accusés et la rédaction des procès-verbaux des emprisonnements. On le retrouve marguillier en 1682, il était déjà chantre et bedeau ; il est procureur en 1689, 1690, 1691 et 1699. Comme tous les habitants de la Nouvelle-France, il défriche et cultive pour procurer l’alimentation nécessaire à sa famille. Il reçoit une terre des Sulpiciens au SaultSaint-Louis le 31 mai 1677. Il revend ces trois arpents de front sur vingt arpents de profondeur à Jacques Saint-Yves en janvier 1688. En 1681, on le sait par le recensement, six arpents de cette terre à Lachine étaient défrichés et cultivés. Retenu par toutes ces tâches et, en plus, étant concierge des prisons, il n’a plus le temps de s’occuper d’une terre. Il loue à Jacques Chasle et Jacques Denis la moitié d’une terre et d’une prairie lui appartenant en échange de quatorze minots de blé et de quatre minots de pois annuellement. Il louera la vache de Louis Home en 1699. Ses garçons naîtront à la fin de la famille en 1682, 1688, 1689 et 1695, trop tardivement pour aider leur père. Heureusement pour tous, le travail de Jean lui donna les revenus nécessaires pour faire vivre sa famille.

Jean Quesneville décède et il est inhumé le 23 août 1701 dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal. Il est âgé de 48 ans. Veuve, Denise Marié a maintenant la charge de quatre garçons âgés entre six et dix-neuf ans. Les quatre aînées se sont mariées entre 1693 et 1697.

Deuxième mariage

Âgée d’environ 50 ans, Denise Marié épouse en secondes noces Jean Guilbert Gilbert dit Laframboise le 15 mai 1704 dans la paroisse des Saint-Anges-Gardiens de Lachine. Il est le fils d’Antoine Guilbert Gilbert, laboureur, et de Jeanne Crevier. Baptisé le 2 mars 1647 dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste à Beauquesne, évêché d’Amiens en Picardie, il a 57 ans à ce deuxième mariage pour lui aussi. Arrivé en 1688 comme soldat des troupes de la Marine, compagnie Herbin, il a épousé Élisabeth Lanceleur le 8 novembre 1688 à Pointe-aux-Trembles. En 1704, Jean Gilbert a la charge de trois enfants mineurs de trois, quatre et six ans. Aucun enfant ne naîtra de l’union de Denise et de Jean, son second époux.

Assistent à ce mariage, officialisé par l’abbé Jentien Rangeard, Jean Baptiste Quesneville, fils de la mariée (il se mariera aussi en 1704 avec Marie Haudecœur), Pierre Tabau, époux en secondes noces de Marie Barbant, Fille du Roy arrivée en 1666, Jean Bizet, gendre de Denise, époux de Catherine Quesneville, Jacques Triolette Théorêt, époux de Marie Agnès Roy, Albert Bosne (il épousera, en 1710, Jeanne Bousquet fille de Catherine Fourrier, Fille du Roy arrivée en 1670), Jacques Bou, Marie Pottier, Marie Pothier, Marie Anne Bosne, épouse de François Lory. Catherine Legros, fille de Jacqueline Aubry, Fille du Roy arrivée en 1670 et Jean Quesneville, fils de Denise, qui épousera en 1717 Madeleine Gilbert, fille de Jean Guilbert.

Décès

Le corps de Denise Marié est inhumé dans le cimetière de Montréal le 31 août 1720. Elle est âgée d’environ 66 ans. Tous ses enfants sont mariés. Jean Gilbert dit Laframboise décède le 12 mars 1727, il est inhumé le lendemain dans le même cimetière. Son fils Pierre, célibataire, se mariera le 2 novembre 1729 à Pointe-aux-Trembles avec Marie Anne Archambault.

Famille

1. Jeanne Quesneville est baptisée le 8 janvier 1675 dans la paroisse Notre-Dame à Montréal. Le parrain est Jean Fournier, habitant, cousin du père et marié à Marie Crépin, Fille du Roy arrivée en
1667, et la marraine est Françoise Leroy, épouse de Pierre Tabaut, arrivé en août 1665 sur le navire La Paix pour servir comme soldat dans le régiment de Carignan-Salière, compagnie du sieur de Contrecœur. Ils ont déclaré ne pas savoir signer. L’acte du baptême est signé par Jean Quesneville, habitant, père de l’enfant, et par le curé Gilles Perot.

Elle marie Antoine Devilleray Villeray le 15 février 1694 dans la paroisse Notre-Dane de Montréal. Elle a dix-neuf ans et Antoine vingt-six ans. Né dans la paroisse de Saint-Paul de la ville de Chambon, évêché de Tours en Touraine, il est le fils d’Antoine Devilleray et de Marie Morneau Moreau. Un contrat de mariage a été signé devant le notaire Antoine Adhémar le 31 janvier 1694. Assistent au mariage Jean Fournier, parrain de Jeanne et cousin de son père, Jean Chénier, épouse en secondes noces de Jeanne Arrivé. Aucune signature n’est apposée au bas de l’acte. Jeanne Quesneville donne naissance à dix enfants, dont sept se marieront.

Jeanne est inhumée à Pointe-Claire dans la paroisse SaintJoachim le 10 janvier 1758, âgée de 83 ans. Elle est veuve d’Antoine, inhumé à 81 ans le 27 juillet 1749, aussi à Pointe-Claire.

2. Geneviève Quesneville est baptisée le 8 juin 1676 à Lachine dans la paroisse des Saints-Anges-Gardiens. Son parrain est Louis Fortin dit Lagrandeur, soldat de la compagnie Lafredière du régiment de Carignan-Salière arrivé sur le navire La Paix en 1665, marié à Catherine Godin née à Montréal. Fille du Roy, Charlotte Roussel, sa marraine, est arrivée en 1668. Elle et son époux, Pierre Gauthier, furent tous deux capturés le 4 août 1689 par les Iroquois à Lachine. Elle est probablement décédée durant sa captivité puisqu’elle n’accompagne pas son mari lorsque celui-ci revient en Nouvelle-France en 1694.

Geneviève épouse Charles Brazeau, né vers 1672 dans la paroisse Saint-Paul de la ville de Paris. Il est le fils de Nicolas Brazeau et de Pierrette Billard, mariés le 4 septembre 1661 à Paris et demeurant rue de la Ciserais. Il est le petit-fils de Nicolas Brazeau, charron, et de Marie Régnard. Du côté maternel, ses grands-parents sont Jean Billard, cordonnier, et Hélène Guillet demeurant à Chaumonten-Vexin. Nicolas, né vers 1630, père de Charles, est maître charron. Il signe son engagement pour la Nouvelle-France chez le notaire Boureau à Amboise le 6 juin 1680. Charles est arrivé avec ses parents, sa sœur Marie, ses frères Nicolas et Charles. La famille est mentionnée au pays pour la première fois en 1681.

Un contrat de mariage est signé devant le notaire Antoine Adhémar, le 2 octobre 1693. Le mariage de Geneviève et Charles est célébré le 5 octobre 1693 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal. Sont témoins à la cérémonie Jean Baptiste Quesneville, oncle paternel de la mariée, et Marie Hattanville, Fille du Roy arrivée en 1669. Le père de la jeune épouse et un invité signeront l’acte. Geneviève donnera naissance à seize enfants, deux filles et six garçons se marieront.

Le 16 juillet 1726, le corps de Geneviève est inhumé dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal. Elle est âgée de 50 ans. Au décès de son épouse, Charles a la charge de cinq enfants entre 9 ans et 25 ans, dont deux se marieront hors Québec : Charles, fils, à Kaskaskia avec Françoise Melot et Joseph dans les Pays-d’en-Haut avec Françoise Dizier. Charles, époux de Geneviève, se remarie le 9 novembre 1726 avec Marie Anne Marchand. Aucun enfant ne naîtra de cette union.

3. Catherine Quesneville est baptisée à Lachine dans la paroisse des Saints-Anges-Gardiens le 7 mai 1678 par Étienne Guyotte, prêtre. Son parrain est Jean Baptiste Quesneville, frère de son père, et sa marraine est Marie Crépin, Fille du Roy arrivée en 1667, épouse de Jean Fournier, cousin de son père.

Âgée de 19 ans, Catherine prend pour époux Jean Bizet, fils de Jacques Bizet et de Françoise Coallier Couaslier. Françoise est baptisée dans la paroisse Saint-Germain de Pothier le 4 avril 1631, ses parents sont Lucas Couaslier et de Françoise Ferras. Jacques est baptisé dans la même paroisse, le 5 juin 1627. Ses parents sont Pierre Bizet et Charlotte Roullet. Né le 11 février 1663, Jean, originaire de la paroisse Saint-Germain de la ville de Poitiers dans le Poitou, est baptisé le 11 février 1663. Domestique des Sulpiciens à son arrivée en 1685, ceux-ci lui permettent, le 5 août 1685, de s’engager comme apprenti auprès de Pierre Roussel, taillandier, pour une période de trois ans. Le 21 août 1691, il devient voyageur pour le commerce de la fourrure. Et tout juste avant son mariage, il est taillandier en provenance de Londres.

Les futurs époux signent un contrat de mariage devant le notaire Antoine Adhémar le 18 février 1697. Le mariage est célébré le même jour dans la paroisse Notre-Dame de Montréal.

Sont présents à la cérémonie bénie par René Charles Debreslay, curé, Jean Quesneville, huissier royal, père de Catherine, Yves Lecomte, armurier, Jean Fournier, cousin du père de la mariée et Jean Baptiste Quesneville, oncle paternel de l’épouse. Signent l’acte de mariage, les jeunes mariés, le père, l’oncle de Catherine, Yves Lecompte et le curé. Catherine aura quatre enfants ; seul Paul Daniel, l’aîné, se mariera. François, le deuxième enfant, meurt peu de temps après sa naissance.

Catherine décède le 27 janvier 1703 et est inhumée le lendemain à Lachine. Avec ses deux jeunes enfants, elle sera victime de l’épidémie de variole « picote » qui causa le plus haut taux de mortalité à l’époque de la Nouvelle-France. Angélique décède le même jour que sa mère, elle a presque trois ans. Jean né le 26 janvier 1703, la veille du décès de sa mère, décède à son tour le 5 février 1703 âgé de onze jours. Catherine a vingt-quatre ans et son fils Paul Daniel a cinq ans. Jean Bizet se remarie le 26 novembre 1703 avec Catherine Legros.

4. Marie Anne Quesneville naît le 13 mars 1680 et est baptisée deux jours plus tard dans la paroisse des Saints-Anges-Gardiens de Lachine. Le parrain est André Merlot arrivé sur le navire La Paix, soldat du régiment de Carignan-Salière, compagnie GrandFontaine et la marraine est Marie Anne Francesque, épouse d’Ellery Leroux. S’agit-il du couple Anne Marie Vanzèque Phansèque, Fille du Roy arrivée en 1673, et Hubert Leroux ?

Les futurs mariés signent un contrat de mariage devant le notaire Antoine Adhémar, le 6 octobre 1697. À Montréal le 4 novembre 1697, Marie Anne et Paul Lauzon, de Pointe-auxTrembles, unissent leurs vies devant le curé René Charles Debreslay et leurs parents et amis : Jean Sicard, meunier, tuteur de Paul et beau-frère par son mariage de Catherine Lauzon, Séraphin et Michel Lauzon, frères du marié, Jean Baptiste Quesneville, oncle paternel de Marie Anne et Jean Quesneville, huissier royal, père de la nouvelle mariée. Paul est le fils de Gilles Lauzon, habitant et chaudronnier, et de Marie Archambault. Il a été baptisé le 23 octobre 1675 à Montréal dans la paroisse Notre-Dame. Le couple aura quatorze enfants, huit se marieront, quatre garçons et quatre filles.

Marie Anne, âgée de 57 ans, est inhumée le 6 mai 1737 dans le cimetière de la paroisse Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies. Elle est veuve de Paul depuis le 27 avril 1735, inhumé aussi à Rivièredes-Prairies. À son décès, deux enfants sont encore célibataires : François âgé de vingt ans, il se mariera le 16 novembre 1739 et Marie Madeleine âgée de dix-huit ans, qui se mariera aussi en 1739, le 12 janvier.

5. Jean Quesneville (1) est né, devant le soleil levé, le 5 mars 1682 et il est baptisé le même jour dans la paroisse des Saints-AngesGardiens de Lachine. Jean Roy, maître charpentier, devient son parrain et la marraine est Marie Léger, épouse de Claude Cécyre. Jean Quesneville, le père, est receveur des droits des messieurs les seigneurs de Montréal. Le parrain et la marraine ont déclaré ne pas savoir signer.

Jean unira sa destinée à Marie Haudecœur, fille de Jean Haudecœur, marchand de fourrure, et de Marie Madeleine Matou, le 5 juillet 1704 à Lachine. Les grands-parents sont Jean Haudecœur, garde des plaisirs du roi, et Marie Boulier, du faubourg SaintGermain de Paris. Le 27 mai 1690, le père de Marie Haudecœur est exécuté dans la basse-ville de Québec, reconnu coupable du meurtre de François Pougnet.

Marie, née le 2 juillet 1685, a presque cinq ans au décès de son père. À son mariage, elle est identifiée comme la fille de René Deniau Daigneault, le deuxième époux de sa mère. Marie Madeleine a trois autres enfants de son premier mariage : Pierre Louis, Noël et Marie Jeanne, ils porteront tous le patronyme Deniau.

Le jeune couple a obtenu de François Vachon de Belmont, grand vicaire de Québec, une dispense pour la publication des trois bans. Le nom du grand-père maternel, Philippe Matou dit Labrie, est inscrit dans l’acte. Jean Quesneville, le père de Jean, est décédé, il était sergent royal de Montréal.

Sont présents à la cérémonie Denise Marié, mère du jeune époux, François Leguantier Derane, écuyer, lieutenant d’une compagnie du détachement de la Marine et son épouse Barbe Loyselle Derane, Pierre Deniau, oncle de la mariée, frère de René époux de Madeleine Matou, veuve de Jean Haudecœur, Pierre Cardinal et son épouse Marie Matou, sœur de la mère et tante de la mariée, Jacques Lanthier, époux d’Angélique Catherine Matou, sœur de la mère et tante de la mariée, Jean Chamaillart, époux de Marie Matou, deuxième du nom, sœur de la mère et tante de la mariée, Jean Poineau, époux de Barbe Boursier dit Lavigne, meunier, farinier. Le mot farinier est un synonyme de meunier, le mot est disparu et désigne, depuis le xv e siècle, un coffre pour ranger la farine. Est-ce que Jean Poineau, en plus de son métier de meunier, fabriquait ces coffres ? Jean Quesneville et François Derane ont signé le registre. La famille de Jean et Marie comptera neuf enfants. Sauf l’aînée, Marie Angélique décédée à douze ans, huit enfants se marieront, un garçon et sept filles.

Le corps de Jean, âgé de 74 ans, est inhumé dans la paroisse de La-Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Sault-auRécollet le 15 décembre 1756. Marie, décédée depuis trois ans, fut inhumée dans le cimetière de la paroisse des Saints-Anges-Gardiens de Lachine le 31 décembre 1753 à l’âge de 68 ans.

6. Pierre Quesneville, né le 31 mai 1684, est baptisé par le curé Pierre Rémy le 1 er juin 1684 dans la paroisse des Saints-AngesGardiens de Lachine. Les parrain et marraine, Martin Chartier et Françoise Dande, épouse de Philippe Boyer, meunier, engagé pour trois ans à La Rochelle le 15 mai 1676, ont déclaré ne pas savoir signer. Nous n’avons aucune autre information sur cet enfant.

7. Antoine Quesneville (1) est baptisé le 19 mai 1686 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal par le curé Étienne Guyotte. Son parrain est Antoine Forestier, chirurgien de la compagnie du sieur Lamothe du régiment de Carignan-Salière et la marraine est Jeanne Cavelier, fille de Robert Cavelier et sœur de Madeleine, épouse d’Antoine Forestier. Antoine est enterré dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame le 20 octobre 1687.

8. Antoine Quesneville (2) est baptisé dans la paroisse Notre-Dame de Montréal le 19 février 1688 par le curé Étienne Guyotte. Son parrain est Antoine Adhémar, greffier, et la marraine est Étiennette Hurtubise, épouse de Jean Baptiste Guénet, habitant. Les parrain et marraine ont signé le registre avec le curé.

Dans la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil, le 26 mai 1710, Antoine, âgé de 22 ans, épouse Marie Bourdon, âgée de 35 ans, veuve de Jean Cadieux, tué par les Iroquois en mai 1709 à Grand-Calumet sur la rivière des Outaouais. Il était le fils de Marie Valade, Fille du Roy arrivée en 1663. Joseph de La Colombière, vicaire général et grand archidiacre de Québec, permet la dispense de la publication de deux bans. Pierre de Francheville, curé, donne la bénédiction nuptiale en présence de Joseph Quesneville, frère d’Antoine, âgé de 18 ans, François Lanqueteau Lanctot, oncle de la mariée, époux de Marguerite Ménard Lafontaine, Jacques Bourdon, père de la mariée et époux de Marie Ménard Lafontaine, sœur de Marguerite et Michel Robin, qui épousera Angélique Dupré en 1711 à Boucherville. Marie Bourdon donnera naissance à trois enfants. De son premier mariage, elle a eu six enfants dont elle a encore la charge. Ils ont entre 13 ans et 2 ans.

Le corps d’Antoine, résidant à Chambly, sera mis en terre le 2 février 1746 à Boucherville dans la paroisse de la Très-SainteFamille. Il est âgé de 58 ans. La date du décès de Marie est inconnue.

9. François Quesneville est baptisé le 17 août 1689 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal par le curé Étienne Guyotte. Ses parrain et marraine sont François Paris, cordonnier, époux de Marie Rabouin, et Madeleine Dupont, mariée à François Guillemot, sergent des troupes de la Marine.

Le 23 novembre 1711 dans la paroisse Saint-Joseph à Rivièredes-Prairies, Marie Thérèse Carbonneau, veuve de Pierre Menanteau, devient son épouse. Les parents de Thérèse sont Esprit Carbonneau et Marguerite Landry. Assistent à la bénédiction nuptiale, donnée par François Citoys de Chaumaux, Pierre Quesneville, frère de François, ses beaux-frères Paul Lauzon et Charles Brazeau, François Vaillancourt, futur époux de Marguerite Laurin et Michel Sire, futur époux de Marie Chartrand. François et Thérèse auront sept enfants, quatre filles et deux garçons se marieront.

Décédé le 11 novembre 1749 à Montréal, François, âgé de 60 ans, est inhumé le lendemain dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame. Thérèse, âgée de 72 ans, décède le 14 et est inhumée le lendemain 15 novembre 1756 dans la paroisse Saint-Vincentde-Paul de l’île Jésus.

10. Joseph Quesneville est baptisé dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, le 10 août 1692, par le curé Étienne Guyotte. Ses parrain et marraine sont Gilles Chauvin et Marie Perthuis, fille de Pierre Perthuis et de Claude Damisé, Fille du Roy arrivée en 1668. Les parrain et marraine ne savent pas écrire. Aucune autre information n’est disponible sur cet enfant.

11. Jean Quesneville (2) est baptisé le 13 juin 1695 à Montréal par Michel Caillé, curé de la paroisse Notre-Dame. Les parrain et marraine sont Jean Chappelan, boulanger, et Anne Pinsonneau, épouse de Charles Brazeau et belle-sœur de Geneviève Quesneville. Les parrain et marraine n’ont pu signer le registre.

Jentien Rangeard, curé de la paroisse Notre-Dame, le 9 novembre 1717, bénit l’union de Jean Baptiste Quesneville avec Madeleine Guilbert, fille de Jean Guilbert et d’Isabelle Lanseleur. Sont présents au mariage Étienne Forestier, époux de Marguerite Lauzon, sœur de Louise et de Paul, époux de Marie Anne Quesneville, Jean Baptiste Quesneville, oncle paternel, époux de Louise Lauzon, Jean Guilbert, père la mariée et Jacques Letelière. Madeleine donnera naissance à dix enfants, quatre filles et deux garçons se marieront.

Jean est inhumé le 19 novembre 1733 à Varennes, dans la paroisse Sainte-Anne, le lendemain de son décès. Il est âgé de 38 ans, laissant à Madeleine sept enfants mineurs âgés de deux à quatorze ans. Elle se remarie le 27 juillet 1737 avec Pierre Luc Bernard dit Saint-Pierre. Son aînée, Jeanne Quesneville, se mariera cinq mois plus tard, le 9 novembre 1737, âgée de 18 ans.

Conclusion

Les choix de vie et surtout de survie sont presque inexistants pour les veuves, surtout celles qui ont des enfants en bas âge. Elles se remarient. C’est ce qu’a vécu Denise Marié, choisir un deuxième mari pour assurer sa subsistance et son bien-être. Comme Jean Guilbert, tous ces deuxièmes époux ont aussi besoin d’une présence féminine pour s’occuper de leurs propres enfants et de tout le quotidien d’une famille et d’une maison. Se rendre jusqu’au bout de sa vie au service de la famille et du compagnon ! Reconnaissons le courage et l’abnégation de nos ancêtres, ces jeunes orphelines devenues les mères de la nation.

Marie Royal20
Notes for Jean & Denise (Family)
Aucun enfant de cette union3
Last Modified 5 Feb 2024Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau