Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameJean Gervais (Gervaise)
Birth24 Mar 1616, Souvigné, Saint-Michel, Indre-et-Loire, France2
Death12 Mar 1690, Montréal, Québec, Canada
Burial12 Mar 1690, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada9,2
FlagsBiography, La Grande Recrue de 1653, Our F-C Ancestors
Spouses
Birthabt 1631, Saint-Pierre, Dompierre, La Rochelle, France2
Death29 Jul 1699, Montréal, Québec, Canada2,2
Burial30 Jul 1699, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2,2
FlagsPionnier de Montréal
FatherJacques Archambault (~1604-1688)
MotherFrançoise Toureau (~1599-1663)
Marriage3 Feb 1654, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada9,2
ChildrenCunegonde (1657-1724)
 Nicolas (1666-1750)
 Urbain (1673-1713)
Notes for Jean Gervais (Gervaise)
9Fait parti de La Grande Recrue de 1653
Engagé le 9-4-1653 La Flèche
Arrivé le 16-11-1653
Substitut du procureur fiscal en 1672-1678
Maitre boulanger (R. Jetté)

9GERVAISE, Jean, l’une des plus belles figures de la recrue de 1653, né vers 1621, fils d'Urbain et de Jeanne Pebise de Ste-Geneviève, évêché d'Angers (Tanguay, Dict.,
I, 265), et de Souvigné-sous-Chasteau, en
Anjou (Faillon, Hist., II, 544), s'était engagé comme boulanger et défricheur, moyennant 80 livres par année, (Soeur Mondoux, RHAF II, 66), en même temps que René Bondu et François Hérissé, le 9 avril 1653, non le 2, (gr. Lafousse), et il signa son contrat ainsi que sa reconnaissance d'avancement de ses gages pour un montant de 120 livres (gr. Belliotte). L'un des premiers colons du groupe à se marier. Il épouse en effet à Villemarie, dès le 3 février 1654, Anne Archambault, fille de Jacques Archambault, venu au pays avec sa famille quelques années auparavant et d'abord établi à Québec.
Le contrat de mariage ne serait daté que du 25 mars 1654 (gr. Closse). Dès l'été suivant, il dénonçait les infamies de Jacques Linot qui fut condamné au carcan et au bannissement à perpétuité de l'île de Montréal, après avoir été exposé sur la place publique (future Place d'Armes) à l'issue de la grand'messe portant les écritaux relatifs à son crime, et avoir payé 50 livres d'amendes$® (documents judiciaires, arch. de Mtl., , 15, 18, 23, 25 et 28 juin 1654).
Concessionnaire dès 1654 (BRH 1927,
(33), page 227,
no 251).
Le 25 septembre 1656, il fait une requête (gr. de St-Père, voir
pièce 26). Le 21 novembre 1657, Jean Gervaise est élu marguillier de la paroisse Notre-Dame avec Louis Prud'homme et Gilbert Barbier (BRH 19,
(1913), p. 276) et semble s'acquitter à merveille de sa charge (BRH 35,
(1929), pp. 25 ss). Consent une obligation à Michel Parisien le 12 août 1659, reçoit un inventaire de marchandises le 30 novembre 1660; est nommé curateur des héritiers et des biens de défunt Jacques Testard dit
Laforest le 3 décembre 1663 (gr. Basset).
Au recensement de 1666 Jean
Gervaise a 55 ans, sa femme en a 45, ils ont 5 enfants vivants et deux domestiques engagés (RAPQ 1935-36, 118). Accepte quelques transports et cessions : de Laurent Archambault le 18 septembre 1667, de Jean Baudoin le 27 mai 1668; le 10 novembre 1669, notre colon-boulanger est témoin de la quittance de Jeanne Mance à divers colons; s'oppose aux bornages des terres de Jacques Archambault et de François Bailly le 31 juillet 1670; de concert avec Pierre Gaultier, notre homme fait une vente aux sieurs Charles LeMoyne et Jacques LeBer le 18 novembre 1671; fait une concession le 13 avril 1672 (gr. Basset). Ami de tout le monde, Jean Gervaise se prête volontiers à aider ses concitoyens: Claude Robutel le 22 mai 1672, et le sieur Caddé le 6 octobre 1676 (gr. Basset). Il fait nombre de transactions avec Pierre Lorrain le 17 septembre 1673, Jean Aubuchon le 3 août 1675, et Jacques Archambault, père, le 25 juin 1678 (gr. Basset): avec Gilles Lauzon le 16 juillet 1678. Pierre Cabazié le 10 juillet 1679. et Jacques Archambault le 13 novembre 1679, (gr. Maugue). Accepte d'être procu-reur-fiscal et juge intérimaire (BRH 39, (1933). p. 68) et rend plusieurs sentences particulièrement en cette dernière qualité (gr. Maugue, 29 nov.
1681, 8 août 1684, etc., etc.). Mentionné au recensement de 1681 (Sulte,
Hist., tome V, 68c).
Avec Urbain Tessier, un autre notable de Ville-
marie, Jean Gervaise reçoit une concession de 600 arpents de terre "du côté de la forêt" des Messieurs du Séminaire, le 20 décembre 1683 (gr. Mau-gue). Toujours très actif, cet ancêtre n'en continue pas moins, même sexagénaire avancé, ses diverses transactions. avec Gilles Lauzon le 5 avril 1684 (gr. Cabazié). M. de LaMothe et le sieur Lauzon le 6 avril 1684, ses fils
Louis (30 mai 1686) et Nicolas (13 juin 1686) et Isaac Nafrechoux le 24 octobre 1687 (gr. Basset). Un dernier document se rapportant à Jean Gervaise, de son vivant, est daté du 25 octobre 1689: c'est une
"informa-
tion à la requête de Jean Raynaud 8 du nommé Larivière meuniers du côteau St-Louis pour réparation d'injures à eux faites par la veuve Getté" (documents judiciaires). Ce brave ancêtre fut inhumé à Montréal le 12 mars 1690, et sa veuve. Anne Archambault, qui avait d'abord été mariée à Québec en 1647 à Michel Chauvin, un bigame, à qui elle donna au moins deux enfants, dut faire plusieurs conventions avec ses enfants (gr. Adhémar, 28 mars et 27 déc. 1690, 1 oct. 1691, 1 fév. 1692, 12 janv. et 25 mars
1693) avant de tester (gr. Adhémar, 26 nov. 1693), et de se donner définitivement à ses enfants (gr. Adhémar, 2 mars 1699). Elle était inhumée à son tour à Montréal le 30 juillet 1699. Jean Gervaise avait été soldat de la 8e escouade (Faillon. Hist., III, 17). Il avait reçu un petit emplacement le long de la rue St-Sulpice, a l'arrière de Charles LeMoyne, avant d'aller plus à l'ouest dans les terres de l'ile (A. Beaugrand-Champagne, Les Origines de Montréal, dans LES CAHIERS DES DIX 13, 56). Nous nous en voudrions de terminer cette notice sur ce notable personnage de la recrue de 1653 sans rappeler ici le fait suivant: "alors qu'il était en exercice comme juge suppléant au bailliage de Montréal. Gervaise eut l'occasion d'attacher son nom à un geste mémorable dont l'histoire doit tenir compte. Le 20 octobre 1676. les principaux habitants se rassemblent sous sa présidence et rédigent un placet respectueux dans lequel, en cinq petits articles, ils formulent leurs suggestions sur le commerce des marchands forains, sur la vente des boissons, sur les lieux de traite et aussi sur l'interdiction de leur syndic. Louis Chevalier, qui s'était trouvé mêlé à la querelle Frontenac-Fénélon. Tous signent. ils étaient quatorze. Ce placet envoyé à M. de Frontenac ne reçut qu'un accueil réfrigérant. Et pour "couper court aux immixtions des colons dans les affaires publiques, M. de Frontenac, le 23 septembre 1677, défendit à tous de faire aucune assemblée ni signatures communes. Néanmoins, un an plus tard. le même M. de Frontenac convo quait les habitants de Montréal pour savoir comment se faisait la traite des
pelleteries en la localité," (Massicotte, Les Juges de Montréal.... dans LES CAHIERS DES DIX, 8, 240 ss). Jean Gervaise est l'un des ancêtres de nos familles canadiennes Gervais. Nombreuse postérité.
Notes for Anne (Spouse 1)
2ELLE ÉPOUSE MICHEL CHAUVIN EN 1647, MAIS CE MARIAGE FUT ANNULÉ QUAND IL FUT DÉCOUVERT QUE SON ÉPOUX AVAIT ALORS UNE FEMME EN FRANCE

Anne Archambault vers 1632-1699
À la Pointe-à-Callières au Vieux-Montréal, lieu de fondation de la ville, une plaque commémorative rappelle Jacques Archambault qui creusa le premier puits de l’île de Montréal en 1658. Celui-ci, un vigneron français, avait immigré en Nouvelle-France avec son épouse et ses enfants une douzaine d’années auparavant.
En 1647, Anne, sa fille de 15 ans, s’unissait à Michel Chauvin âgé de 35 ans et récemment arrivé de France. Elle était mariée depuis trois ans et enceinte lorsqu’elle apprit que son époux était bigame. De retour d’un voyage dans la métropole afin de recruter de nouveaux colons, un voisin avait en effet informé les autorités qu’il y avait rencontré, par hasard, l’épouse de Michel Gauvin. Cette dame d’une soixantaine d’années lui avait raconté qu’il « était un méchant homme, qu’il était son mari et qu’avant d’aller en Canada il lui avait dissipé tout son bien ». Le mariage d’Anne fut donc annulé et Chauvin s’enfuit avant que son expulsion de la Nouvelle-France soit officialisée. Anne conserva la terre octroyée à son ex-mari de même que la majorité des biens du couple.
Elle mit au monde, après la dissolution de son mariage, une petite fille qui atteignit l’âge adulte, contrairement à son premier enfant, un garçon décédé à sept mois et dont le parrain était le cofondateur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve. Quant à la nouvelle-née, Charlotte, elle eut Jeanne Mance comme marraine, cofondatrice de Montréal. La communauté d’origine française de l’île de Montréal étant minuscule, un peu moins de 400 habitants à cette époque, les liens étaient nécessairement serrés, quel que soit le statut social de chacun.
Anne se remaria en 1654 avec le boulanger Jean Gervaise : elle avait 22 ans, il en avait 37. Dix bébés sont nés de cette union, dont huit survécurent à la petite enfance. En plus de contribuer à peupler la colonie -un sérieux désir de la métropole qui envoya de 1663 à 1673 plusieurs centaines de jeunes femmes à marier, les Filles du Roy- Anne devint sage-femme.
Elle est décédée à 67 ans. Trente ans plus tard, elle avait 260 descendants. Imaginons combien ils sont aujourd’hui…
Illustration : Détail d’une œuvre anonyme représentant une chapelle de pèlerinage construite en dehors des murs de Montréal en 1675 (photo M. Gélinas 2023, Site historique Marguerite Bourgeois).
Citation : É. Faillon. Histoire de la colonie française en Canada vol.2, 1865.
Principale source d’information : Bulletin de l’Association des Archambault d’Amérique, G. Brassard. Conversation avec mes ancêtres, Jean Gervaise, 2020. Source: Facebook « Nouvelle-France, Histoires et descendants « Claudine Brosseau.

“A couple from Québec soon joined those who had wed at Ville-Marie. Michel Chauvin dit Ste-Suzanne was a thirty-five-year-old engagé hired by La Dauversière for the Montréal project. On July 29, 1647, he married twelve-year-old Anne Archambault, eldest daughter of Jacques Archambault, and brought her to Ville-Marie.”

— The Women of Ville-Marie: Pioneers of Seventeenth-Century Montréal by Susan McNelley
15

“In late 1650, the discovery that Michel Chauvin dit Ste-Suzanne, husband of Anne Archambault, was a bigamist scandalized the little community. Michel had married Louise Delisle in France about 1636 and his wife was very much alive when Michel married Anne Archambault in Québec in 1647. Anne’s marriage to Michel was annulled and their two children were considered to have been born out of wedlock. The Montréalers rallied to the support of the unfortunate Anne and Charlotte, her only surviving child. Charles-Joseph d’Ailleboust and Jeanne Mance served as the little girl’s godparents at her baptism on April 5, 1651.[ 128] Michel Chauvin was there for the event, but apparently left the colony shortly afterward to return to his wife in France.”

— The Women of Ville-Marie: Pioneers of Seventeenth-Century Montréal by Susan McNelley
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Last Modified 26 Apr 2023Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau