Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameAugustin Maguet
Birthabt 1630, Saint-Agnan, Chaumont, Haute-Marne, France
Spouses
Birthabt 1631, Saint-Agnan, Chaumont, Haute-Marne, France3
Death10 Nov 1721, Rivière-Des-Prairies, Montréal, Québec, Canada3
FlagsFille du Roi
Marriage1660, Saint-Agnan, Chaumont, Haute-Marne, France
ChildrenPierre (~1663-1725)
Notes for Augustin Maguet
D'après René Jetté il ne serait jamais venu au Canada

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Il est né vers 1630 à Saint-Agnan, Chaumont, Haute-Marne et est mort le 16 avril 1708 à Rivière-des-Prairies.

Sa femme, Françoise Goubilleau est née vers 1631 à Saint Agnan, Chaumontbassigny, Langres et est morte le 10 novembre 1721 à Rivière-des-Prairies.

Leur fils, Pierre est née en 1663 à Paris et mort le 6 juin 1725 à Rivière-des-Prairies.

Selon One World Tree.
(Infos provenant de Léonard Cardyn participant de NosOrigines)
Notes for Françoise (Spouse 1)
2Fille du Roi.
Elle est arrivée avec son fils Pierre parmi un groupe de filles du roi en 1670.3


Françoise Goubilleau (vers 1631-1721)

Autres graphies : Gobillot, Gaubilleau.

Une certaine image des Filles du Roy les présentait comme étant des jeunes filles à peine pubères, orphelines et originaires de la région parisienne. Dans les faits, ce ne fut pas toujours le cas. Françoise Goubilleau en est d’ailleurs un exemple.

Françoise est née vers 1631 de parents qui nous sont inconnus. Elle est originaire de la Champagne, plus précisément de Chaumonten-Bassigny dans la paroisse Saint-Agnan rattachée à l’évêché de Langres. On peut d’ailleurs se demander si Jeanne Mance a eu une quelconque influence sur la décision de Françoise d’émigrer en Nouvelle-France et de s’installer à Montréal. En effet, Jeanne Mance était elle-même originaire de Langres. Sans pouvoir établir que les deux femmes se soient rencontrées antérieurement, il n’en reste pas moins que leurs destins vont se croiser à Montréal. Ainsi le second époux de Françoise, Paul Dazé, aurait travaillé pour Jeanne Mance après son arrivée en Nouvelle-France, soit vers 1668.

Une première union en France

Nous savons en effet que Françoise avait contracté un premier mariage vers 1660 à Chaumont-en-Bassigny avec Augustin Maguet (Maillé, Maillet, Maye). Pierre était issu de cette union. Quant à lui, Augustin est né vers 1630 de parents qui nous sont également inconnus. Il serait originaire du même village que son épouse. Il était dit « Bourgeoys de Paris ». Il serait décédé en 1670 en France. D’après René Jetté, Augustin ne serait jamais venu au Canada.

Une arrivée en Nouvelle-France

Françoise Goubilleau a 39 ans. Veuve depuis peu, elle débarque en Nouvelle-France le 31 juillet 1670 avec son fils Pierre, alors âgé de 7 ans. Elle apporte avec elle des biens d’une valeur de 300 livres.

Selon Yves Landry, il y a 120 Filles du Roy dont on situe l’arrivée en Nouvelle-France en 1670. Françoise est de ce nombre et, parmi elles, 44 sont veuves comme elle.

Françoise Goubilleau ne sait pas signer son nom, mais elle aurait été la matrone ou convoyeuse qui accompagnait ce contingent des Filles du Roy de 1670 arrivé probablement sur le navire La Nouvelle-France. Qu’était donc une convoyeuse ? C’était une femme plus âgée, souvent veuve, qui assurait l’encadrement du groupe. Elle apportait son soutien aux filles et leur servait, le cas échéant, de confidente. N’oublions pas que, compte tenu des conditions de la traversée et d’une certaine promiscuité, la convoyeuse chaperonnait en quelque sorte les filles plus jeunes. Une relation de confiance et d’amitié pouvait alors se développer. Ainsi s’explique sans doute le fait que Françoise est présente à 11 des mariages de ces filles de septembre à décembre 1670. Même qu’au mariage de Marguerite Françoise Maureaux (Moreau) elle est désignée comme « mère de la dite Moreau l’ayant fait passer de France ».

Un second mariage

Françoise épousera à Montréal (15 avril 1671) en secondes noces Paul Dazé (D’Hazé, Dhazé, Dhasé), fils de Paul Dazé et d’Anne Lueniot (Queniot). Trois jours auparavant, les futurs époux avaient établi un contrat de mariage devant maître Basset notaire. Le recensement de 1681 mentionnera que Françoise est alors âgée de 50 ans et Paul de 35. On en déduit donc qu’ils étaient âgés respectivement de 40 et 24 ans au moment de leur mariage. C’est le curé G. Pérot qui célébra le mariage. Les témoins étaient Isaac Nafrechou, Jacques la Prime, Mathurin Martin, René Peron et G. Souart, ancien curé. De cette union ne naîtra qu’un seul enfant, Paul Charles Dazé, le 7 mai 1673. Notons que le mari de Françoise était originaire du Poitou, plus précisément de Loudun où il a été baptisé le 19 octobre 1647. Il avait émigré en Nouvelle-France en 1667.

Nous le disions, vers 1668, Paul aurait travaillé pour Jeanne Mance. Il demeure alors sur la rue Saint-Gabriel à Montréal. Après son mariage, le couple s’installe à Rivière-des-Prairies. Paul exerce le métier de maréchal tout en cultivant la terre avec son épouse. Cependant, toute sa vie durant, il effectuera de nombreuses transactions, achetant et revendant des terres et des concessions. Notons ici un fait qui illustre bien que les Québécois de souche sont issus d’un nombre relativement restreint de colons arrivés à l’époque de la colonie : Paul fit l’acquisition d’un emplacement avec maison « au bord de la commune » à Montréal de la part d’Étienne Trudeau, lequel sera l’ancêtre direct (9 e et 10 e générations) de Pierre Elliott et Justin Trudeau qui seront premiers ministres du Canada.

Pour en revenir aux transactions effectuées par Paul, elles ne semblent pas avoir toujours été heureuses. C’est ainsi qu’il aura des démêlés avec la justice. À titre d’exemples, le 14 octobre 1697, les Sulpiciens font saisir « les fiefs » de Paul Dazé. Antérieurement, le 18 septembre 1679, une sentence de justice l’obligeait à remettre 500 livres à Jean Baptiste Migeon. Heureusement pour lui, son épouse Françoise « reçoit de Pierre Chevrin, baron de Fancamp, une donation d’une rente en Franc » qui viendra réduire les dettes de son époux. En lien avec cette donation, Françoise et Paul passeront en France à l’automne 1684. Paul Dazé décède à Rivièredes-Prairies. Il y est inhumé le 18 février 1715.

Devenue veuve une seconde fois, Françoise fait son testament devant le notaire Senet en août de la même année (1715). Selon le Dictionnaire biographique des ancêtres québécois de Michel Langlois (tome 2), elle prévoit léguer une somme de 5 livres aux pauvres de l’île Jésus, payer pour faire chanter 20 basses messes et « lègue à ses petits-enfants, Marie Barbe et Paul Dazé, chacun 50 livres ».

Le mois suivant (septembre 1715), elle vend à son fils Pierre, avec « l’assentiment » de son autre fils Charles, sa maison de Rivièredes-Prairies pour la somme de 3 000 livres. Elle ira alors vivre chez ce dernier à l’île Jésus, jusqu’à sa mort. Elle sera inhumée à cet endroit le 10 novembre 1721. Françoise est alors âgée de 90 ans. Mais, fait cocasse, « au registre de sépulture, on majore son âge en la disant âgée de 102 ans » !

Une descendance

Françoise Goubilleau n’aura eu que deux enfants, le premier à l’âge de 32 ans et le second à 42 ans. Grâce à eux, elle laissera une nombreuse descendance. En suivant le cours de cette dernière, on retrouve donc à la première génération Pierre Maguet et Paul Charles Dazé.

Pierre est né à Paris vers 1662. Il arrive au Canada en 1670 en compagnie de sa mère. Il accompagnera également cette dernière ainsi que son beau-père, Paul Dazé, lors de leur voyage en France en 1684. On le retrouve l’année suivante à La Rochelle puisque, le 1 er juin 1685, devant le notaire Nicolas Grozé de cette même ville, « il contracte une obligation de 400 livres de France envers son beau-père ». Notons ici que c’est là le début pour lui aussi, toute sa vie durant, d’une longue suite d’emprunts et de transactions diverses.

Il se marie le 7 janvier 1686 avec Catherine Perthuis à Pointeaux-Trembles. Cette dernière est la fille de Pierre Perthuis dit Lalime (1645-1708) et de Claude Damisé (vers 1648-1705). Ses parents étaient respectivement soldat au régiment de Carignan-Salière et Fille du Roy. 30 • Françoise Goubilleau (vers 1631-1721)

Catherine et Pierre auront 11 enfants, Pierre, l’aîné, né en 1687 et un second Pierre, né en 1703, ne vivent que quelques jours, tout comme leur sœur Élisabeth qui naît et meurt en 1708. Marie Josephte naît en 1702 et meurt à l’âge de vingt ans sans être mariée. Ceux et celles qui se marient sont Marie (1689-1752), Augustin (1692-1763), Alexandre (1694-1777), Michel (1697-1766), Jean Baptiste (1700-1784), Anne (1705- ?) et Joseph (1710-1784).

Moins de dix ans plus tard, on retrouve Pierre Maguet à Rivièredes-Prairies. De 1715 à 1721, il occupe à cet endroit la charge de capitaine de milice. Depuis 1987, une rue de Rivière-des-Prairies honore sa mémoire. En 1715, rappelons-le, sa mère Françoise, « avec son fils Charles », lui vend la maison qu’elle possédait conjointement avec son défunt époux, Paul Dazé. Pierre Maguet décédera à Rivière-des-Prairies le 6 juin 1725 à l’âge de 62 ans.

Pour sa part, Paul Charles Dazé, second fils de Françoise et issu de son second mariage avec Paul Dazé, est baptisé à Montréal le 7 mai 1673. Nous savons peu de choses à son sujet. De 1693 à 1702, on le dit « engagé Ouest ». S’agit-il de la traite des fourrures dans la région des Grands Lacs ? Il reste que son père, à sa propre époque, « s’intéresse à la traite et tient boutique à la foire de traite ».

Le 19 novembre 1696, Paul Charles contracte un premier mariage à Rivière-des-Prairies avec Barbe Cartier (1678-1705), fille Joseph Cartier (1647-1690) et de Marguerite Celle (1657-1722). À la suite du décès de Barbe à l’âge de 27 ans, il épousera à Montréal le 5 juillet de l’année suivante Jeanne Chartrand (1686-1754), fille d’un fermier-cordonnier, Thomas Chartrand (1643-1708) et de Jeanne Matou (1664-1740).

De ces deux mariages sont issus au moins neuf enfants : Marie Madelaine (1700-1760), Marie Suzanne (1701- ?) et Barbe (17031770) du premier mariage ainsi que Jean (1709-1750), Thérèse (1712-1735), Marie (1714- ?), Augustin (1717-1801), Marie Geneviève (1717- ?) et Marguerite (1725-1752) du second mariage. Paul Charles est inhumé à l’île Jésus le 3 mai 1765.

Une mère de l’Amérique française

On est en droit de considérer Françoise Goubilleau comme une des femmes fondatrices de l’Amérique française. Peut-on déduire que nous faisons ici référence à une femme hautement courageuse, elle qui traversa en Nouvelle-France à un âge relativement avancé en compagnie d’un jeune enfant ? Que nous évoquons le destin d’une femme particulièrement responsable, elle qui fut, entre autres, matrone ou convoyeuse d’un contingent de Filles du Roy ? Qu’il s’agit, somme toute, d’une femme déterminée qui n’hésitera pas à revenir dans la colonie après être retournée en France toucher un héritage en 1684 ?

On estime, enfin, que le nombre de ses descendants se chiffrerait entre 770 000 et 1 190 000 personnes. Parmi ceux-ci on retrouve bien sûr les Maguet et Dazé d’Amérique10 .

Claudette Clément et Pierre Bergevin20
Notes for Augustin & Françoise (Family)
1 enfant de cette union3
Last Modified 15 Oct 2022Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau