Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameCatherine Fourrier
Birthabt 1651, Saint-Sulpice, Saint-Germain-Des-Prés, Paris, France20,2
Death21 Oct 1726, Répentigny, Québec, Canada2
Burial22 Oct 1726, La-Purification-De-La-Bienheureuse-Vierge-Marie, Répentigny, Québec, Canada20,2
FlagsBiography, Fille du Roi
Spouses
Birthabt 1636, Tonneins, Guyenne, France2
Deathbef 1698, Varennes, Québec, Canada3
OccupationMaitre Armurier et Arquebusier
Marriage11 May 1672, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
ChildrenPierre (1679-1756)
Birth22 Jun 1645
Christening22 Jun 16453
Deathbef 1672, Montréal, Québec, Canada3
Marriage14 Oct 1670, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada3
Birthabt 16613
Deathaft Feb 1714, Répentigny, Québec, Canada3
Marriage20 Nov 1712, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada3
Notes for Catherine Fourrier
20,2Fille du Roi, arrivée en 16703

20Catherine Fourrier (vers 1651-1726)

Née vers 1651 et originaire de la paroisse Saint-Sulpice à Paris, Catherine Fourrier débarque à Montréal en 1670. Elle a environ dix-neuf ans. Son père, Claude, dont on ignore le métier, est décédé avant son départ tandis que sa mère, Marie Pennetier, est toujours vivante. On peut présumer que des conditions d’existence difficiles, surtout après le décès de son père, l’ont amenée à accepter de partir pour la Nouvelle-France avec la deuxième plus grande cohorte de Filles du Roy jamais partie de France, soit 117 filles.

On ne sait ni sur quel bateau elle a voyagé ni le montant de la dot qui lui fut octroyée. À son arrivée à Montréal, à la fin de l’été ou au début de l’automne, Catherine est accueillie et hébergée en même temps que 13 autres filles à la Maison Saint-Gabriel de Pointe-Saint-Charles. Elle y passe quelques semaines seulement à s’adapter au climat et à prendre pied sur le nouveau continent. Il ne faut pas longtemps avant qu’elle choisisse pour époux l’un des nombreux visiteurs de la Maison, un certain Mathurin Mercadier.

Premier mariage

Mathurin Mercadier dit Lahaye est originaire de Saint-Rémi-surCreuse dans la région du Poitou. Il est le troisième enfant de Georges et Charlotte Maurier. Armurier semble-t-il de son métier, Mathurin devient cultivateur une fois à Montréal, puisque, selon les documents, il s’est fait octroyer 60 arpents de terre à Rivièredes-Prairies. A-t-il une habitation ou non sur cette terre ? Il est possible qu’il y ait installé au moins une cabane.

Catherine et Mathurin contractent mariage le 11 octobre 1670 sous seing privé devant le curé Perot. Ni l’un ni l’autre ne savent signer. La cérémonie officielle a lieu trois jours plus tard à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal. Sont présents le major du lieu Lambert Closse et son épouse Élizabeth Moyen, Pierre Caillé, maître tailleur, Françoise Goubilleau, une autre Fille du Roy arrivée en même temps que Catherine, de vingt ans son aînée, et trois autres témoins.

Dès la première année de leur mariage, Catherine accouche d’une fille, Élizabeth, baptisée le 16 septembre 1671 à la paroisse NotreDame-de-Montréal. L’enfant mourra 11 jours plus tard, le 27 septembre. Quelles sont les conditions de cet accouchement ? A-t-elle été assistée d’une sage-femme ? Était-elle seule ? Quoi qu’il en soit, au printemps 1672, Catherine est de nouveau enceinte. Une autre fille, Geneviève, sera baptisée le 9 décembre 1672 à Montréal et deviendra l’aînée de Catherine. Entretemps, Mathurin est décédé.

On ne connaît ni les circonstances ni le lieu du décès de Mathurin. On sait par contre qu’il est décédé avant le 7 mai 1672, date où Catherine contracte un deuxième mariage avec Jean Bousquet. Enceinte au moment de ce remariage, la paternité de l’enfant aura-t-elle posé quelques questions juridiques ? Le patronyme Mercadier est néanmoins donné à l’enfant.

Deuxième mariage

Si la vie de couple et les circonstances de la mort du premier mari de Catherine restent imprécises, on en sait beaucoup plus sur sa vie avec son deuxième mari, Jean Bousquet.

Venu probablement offrir à Catherine la sécurité dont elle avait besoin une fois devenue veuve, Jean Bousquet, 36 ans, est maître armurier et arquebusier et possède une maison juste derrière l’HôtelDieu. On sait qu’il est d’abord passé par Trois-Rivières avant de s’établir à Montréal, au plus tard en 1670. Il est l’un des fondateurs d’une corporation de cinq armuriers à Montréal et il sait écrire. Fils de Jean, aussi maître arquebusier, et de feu Isabelle Hilaret, il est originaire de la ville de Tonneins, évêché d’Agen, Guyenne, Lot-et-Garonne.

Le mariage de Catherine et de Jean est célébré le 11 mai 1672 à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal, en présence du curé Gilles Perot encore une fois, de Pierre Gadois, marguillier, Jean Gervaise, marchand important de Montréal, Claude Raimbaud, maîtremenuisier et Pierre Caillé. Catherine vit ensuite avec son nouveau mari au cœur même du petit bourg de Montréal qui compte alors environ 700 habitants.

Durant les sept ou huit premières années de leur mariage, Jean exerce son métier d’arquebusier et contracte différentes affaires. Il loue, avec Pierre Caillé, le même qui assiste aux deux mariages de Catherine, une terre d’environ 10 arpents à Pointe-Saint-Charles. Il espère sans doute en soutirer quelques vivres, lui qui autrement est totalement dépendant des autres pour sa survivance. Jean profite aussi de la vente des 60 arpents de terres de Rivière-des-Prairies apportés par Catherine à son mariage, en l’échangeant contre 90 minots de blé. Une association avec Nicolas Perrot laisse par ailleurs présumer qu’il s’est intéressé au moins de loin au commerce de la fourrure.

Cinq enfants naissent de leur union durant cette période. Le premier, Jean Baptiste, naît en septembre 1674. La deuxième, Catherine, en février 1676. Trois autres garçons, Daniel, Pierre et Claude, naissent en 1677, 1679 et 1680, et sont baptisés à Montréal.

Durant cette période, Jean est impliqué dans une querelle entre les membres de sa confrérie d’armuriers. Il en vient même à se battre avec un dénommé René Fezeret qui sera par la suite hospitalisé, et finalement exclu du groupe. Chacun des membres sera ensuite obligé de verser à Fezeret dix livres en compensation pour sa peine.

Vie sur l’île Sainte-Thérèse

Une nouvelle vie commence pour Catherine et Jean après 1680, alors que Jean vend son terrain et sa maison de la rue Notre-Dame pour aller s’établir sur l’île Sainte-Thérèse, face à Pointe-auxTrembles où le seigneur Dugué leur a concédé une terre de trois arpents de front sur quinze arpents de profondeur. Au recensement de 1681, toute la famille y est installée. Les Bousquet mènent dès lors une vie de cultivateurs, bien qu’il soit fort probable que Jean ait continué à fabriquer quelques arquebuses et à s’intéresser encore à la traite des fourrures.

Au moment de leur arrivée sur l’île, un fort est déjà construit sur la pointe aux Trembles depuis une dizaine d’années pour protéger les habitants des attaques possibles des Iroquois, encore fréquentes à l’époque. À l’intérieur de ses murs, une chapelle a été construite où plusieurs des enfants de Catherine nés après 1681 seront baptisés.

Catherine donnera naissance à six enfants, cinq filles et un garçon, de 1682 à 1695 : Marie, Barbe, Jeanne, Toussaint, Françoise et Anne Catherine. Entre 20 et 44 ans, elle aura donné naissance à treize enfants. Quatre d’entre eux n’atteindront pas l’âge adulte. Après Elizabeth en 1671, Daniel et Claude, âgés respectivement de sept et quatre ans, meurent la même année en 1684. Ont-ils été victimes d’accidents ? Entre autres dangers qui guettent les colons de l’époque, les noyades sont fréquentes. De surcroît lorsqu’on habite sur une île et que le transport par bateau est nécessaire et souvent périlleux. Le dernier enfant à mourir avant l’âge adulte sera Toussaint, en 1700, à l’âge de treize ans.

Jean Bousquet est absent lors du baptême de sa dernière fille, en 1695, et on ne retrouve plus aucune mention de lui dans les archives avant 1698, année où il est officiellement déclaré mort dans l’acte de mariage de sa fille aînée. La date exacte de son décès reste inconnue.

Mariages des enfants

Catherine a quarante-quatre ans en 1695 lorsqu’elle accouche de son dernier enfant alors que son mari est porté absent. Elle en a quarante-sept, trois ans plus tard, lorsqu’elle est officiellement veuve et que ses deux filles les plus vieilles, Geneviève Mercadier et Catherine Bousquet, se marient le même jour à Varennes, le 24 novembre 1698. La première, à un soldat de la compagnie de Montigny, René Cholet, la deuxième à un certain Jean Venne, habitant de l’île Sainte-Thérèse.

Tout porte à croire que sa première fille Geneviève meurt en couche un an plus tard à l’âge de 27 ans. La deuxième, Catherine, meurt cinq ans plus tard, elle aussi à vingt-sept ans, et ne laisse aucune descendance connue.

Les mariages dans la famille s’enchaîneront les uns après les autres dans la décennie 1700 à 1710, stimulés entre autres par la signature de la Grande Paix avec les Amérindiens en 1701 : Pierre se marie en 1702, Jean Baptiste en 1703, Marie, Barbe et Jeanne respectivement en 1704, 1707 et 1710. Tous s’établissent ensuite dans les environs de l’île Sainte-Thérèse : Repentigny, L’Assomption, Varennes ou sur l’île de Montréal même. Seule Marie s’établit un peu plus loin à l’extrémité est de l’Île de Jésus, à Saint-François-de-Sales.

En 1712, à la veille de son troisième mariage avec François Martin, Catherine, 61 ans, ne vit plus qu’avec deux enfants à charge, Françoise, 22 ans, et Anne-Catherine, 17 ans.

Troisième mariage

Catherine est restée près de quinze ans sans mari, avec plusieurs enfants et une terre à cultiver, avant de finalement se marier une troisième fois. C’est un exploit en soi puisque les femmes de cette époque sont habituellement promptes à contracter mariage aussitôt devenues veuves, histoire d’obtenir protection et de continuer à mieux exploiter la terre. Il est fort probable que Catherine ait obtenu l’aide de chacun de ses enfants pour travailler à leur subsistance durant tout ce temps et qu’elle ait aussi fait appel à de l’aide extérieure au besoin.

Qu’est-ce qui la pousse finalement à se remarier à 61 ans ? La rencontre d’un allié en la personne de François Martin dit Langevin ? La fatigue et la lassitude de vivre seule avec ses enfants ?

Le troisième et dernier mariage de Catherine a lieu le 20 novembre 1712 à l’église Notre-Dame de Montréal. François Martin, né vers 1661 et veuf de Catherine Goyer Belisle, a dix ans de moins que Catherine. Il est père d’une jeune fille de douze ans toujours à sa charge. C’est un ex-soldat des troupes de la Marine et un maître-maçon originaire de La Flèche. Il est installé en Nouvelle-France depuis au moins 1685. Lui, Françoise et leurs trois filles réunies formeront ensemble une nouvelle famille. Sans doute habitent-ils ensemble sur la terre de François à Lachine.

Il est intéressant de noter que Catherine, le 30 juin 1713, loue en son nom propre sa terre de l’île Sainte-Thérèse à Marguerite Langlois, veuve d’André Hunault de Pointe-aux-Trembles. Elle en retirera trente minots de blé par année durant une dizaine d’années. Elle loue également ses deux bœufs et ses trois vaches contre 30 livres de beurre annuelles. C’est une forme d’indépendance et de richesse certaine pour une femme à cette époque.

Les deux dernières filles de Catherine, Françoise et AnneCatherine, se marient respectivement en 1715 à Repentigny et en 1716 à Varennes. La fille la plus jeune de François, Geneviève Martin, se marie, elle, en 1719 à Montréal.

François meurt semble-t-il l’année suivante, le 19 mars 1720, à l’âge de 59 ans. Un document atteste du fait que Catherine est en pension, au plus tard en 1725, chez sa fille Françoise à Repentigny. Les conditions de cette pension ont été officialisées chez le notaire Senet : douze minots de blé et dix écus par année pour son gendre Joseph Cusson, plus deux vaches, s’il accepte de payer tous ses frais funéraires. Catherine est alors âgée de 74 ans. S’il lui reste un peu d’argent après son décès, elle demande à faire dire des messes pour le repos de son âme.

Cette pension est certainement payée grâce aux revenus obtenus de la vente de sa terre de l’île Sainte-Thérèse, partagée entre elle et ses enfants (selon la coutume de Paris), après que la veuve Hunault fut décédée, en 1721. Catherine en a obtenu 640 livres et 12 minots de blé de pension viagère36 , lesquels lui seront versés jusqu’à sa mort survenue le 21 octobre 1726, à l’âge de 75 ans.

La descendance

Seulement cinq des treize enfants de Catherine lui survivront : Jean Baptiste, Pierre, Marie, Barbe et Françoise chez qui elle habite au moment de sa mort. Chacun d’eux aura une nombreuse descendance, sauf Barbe dont les cinq enfants mourront avant d’avoir dix-huit ans. Elle n’en mourra pas moins elle-même à l’âge respectable de 83 ans, après avoir survécu à tous ses frères et sœurs.

Les autres filles de Catherine donneront à leurs descendants les noms Desrosiers, Oudin, Cusson et Ledoux. À noter que Jeanne Bousquet, par sa fille unique Louise Beaulne, sera également à l’origine d’une descendance importante chez les Lanthier.

Rédaction : Madeleine Leblanc Recherche Michelle Desfonds et Madeleine Leblanc20
Notes for Jean (Spouse 1)
décédé entre le 13 mai 1695 et le 24 nov 16983
Notes for Jean & Catherine (Family)
11 enfants de cette union3
Notes for Mathurin (Spouse 2)
decede entre le 9 mars 1672 et le 7 mai 16723
Notes for Mathurin & Catherine (Family)
2 enfants de cette union3
Notes for François & Catherine (Family)
Aucun enfant3
Last Modified 8 Mar 2024Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau