Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NamePierre Charron dit Ducharme
Birth21 Oct 1635, Saint-Martin, Meaux, France2
Death25 Dec 1700, Montréal, Québec, Canada2
Burial26 Dec 1700, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
Spouses
Birth30 Mar 1646, Notre-Dame-de-Cogne, La Rochelle, France
Christening30 Mar 1646, Notre-Dame-de-Cogne, La Rochelle, France2,20
Death23 Jul 1717, Montréal, Québec, Canada
Burial23 Jul 1717, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
FlagsBiography, Fille du Roi
Marriage19 Oct 1665, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2,20
ChildrenMarie-Anne-Antoinette (1670-1745)
 Marie-Charlotte (~1668-1720)
 Marie-Catherine (1666-1746)
 Nicolas (1676-1757)
 Jean-Baptiste (1684-1741)
Notes for Pierre Charron dit Ducharme
13Protestant. Premiere mention au Canada en 1662


2MAJEUR LE 28 FÉVRIER 1661 D'APRÈS UN DOCUMENT NOTARIÉ DÉCOUVERT EN FRANCE. SOURCE : MSGCF, 54-1, #235, PRINTEMPS 2003, P. 55 ET SUIVANTES.
BAPTISÉ LE 28 OCTOBRE CHEZ LES PROTESTANTS. SOURCE : FICHIER ORIGINE
Notes for Catherine (Spouse 1)
20,17,2Fille du Roi, arrivée en 16633

20Catherine Pillat Pillard (1646-1717)

Autres graphies : Pillard, Pilliar, Pilatte, Plate, Platte, Pilette, Laplatte, Peillate.

Ses origines

Catherine Pillat a été baptisée le vendredi 30 mars 1646 en la chapelle Sainte-Marguerite de Notre-Dame-de-Cougnes, la plus ancienne paroisse de La Rochelle. Ses parents sont Pierre Pillat, maître tisserand, et Marguerite Moulinet ou Bouricaud de la même paroisse, en Aunis.

Pour la majorité des trente-six filles embarquées le 3 juin 1663 à La Rochelle à bord du navire du roi que l’on suppose être L’Aigle d’or, la traversée vers la Nouvelle-France se termine le 23 septembre 1663 à Québec. Toutefois, dans les jours qui suivent, Catherine Pillat et quelques-unes de ses compagnes de voyage continuent leur périple, soit en barque, soit en canot, et se retrouvent à VilleMarie, aujourd’hui appelée Montréal. Catherine a à peine 17 ans à son arrivée et elle ne sait pas signer son nom.

Confirmation – Plate et Charon

En Nouvelle-France, les autorités religieuses incitent le nouvel arrivant à la pratique de la foi catholique. Si une personne atteste de ses origines protestantes, on ira jusqu’à lui demander d’abjurer, c’est-à-dire de renoncer à ses croyances. Et si certaines personnes n’osent proclamer leurs convictions ou qu’elles démontrent de l’indécision, alors dans le doute, il est de mise qu’on les instruise en la religion catholique romaine et qu’elles reçoivent le sacrement de confirmation. Bien qu’elle ait déjà été baptisée catholique, Catherine est confirmée par monseigneur l’évêque de Pétrée, en la paroisse Notre-Dame de Montréal le 11 de mai 1664 sous le nom de Catherine Plate. On note dans ce même extrait du registre paroissial, dans la liste des hommes, que « Pierre Charon » prend part lui aussi à cette cérémonie.

1 er mariage – Pierre Charron

Le 19 octobre 1665, soit presque deux ans après son arrivée en Nouvelle-France, Catherine Pillat épouse Pierre Charron devant le curé Gabriel Souart. Est-ce une coïncidence ou un coup du destin ? Car c’est en la paroisse Notre-Dame de Montréal, au même endroit où ils ont été tous les deux confirmés. Pierre est le fils du maître mégissier (tanneur de petites peaux) Pierre Charron et de Judith Martin de la paroisse Saint-Martin de Meaux en Champagne. Il est issu d’une famille de marchands et de gens de métier, reconnu pour leur observance de la « religion prétendue réformée ». Il est né le 21 octobre 1635 et il a été baptisé protestant. Au mariage, Pierre a 30 ans et Catherine en a 19. Sont présents Urbain Texier, Louis Guertin, Jacques Milliaux, Urbain Jetté, Michel Bonneau et Laurent Archambault. Il sait signer son nom.

Établissement de la famille Charron-Pillard

Pierre Charron est au pays depuis 1662 et il promet de s’y établir, mais on ne peut pas dire exactement ce qu’il fait durant les années précédant son mariage. Il est toutefois reconnu comme habitant lors du recensement de 1666 et la famille est établie à la côte SaintFrançois à Ville-Marie. Ils sont appelés à déménager à quelques reprises. En 1668, on les retrouve à Contrecœur. En 1675, Pierre fait l’achat de 60 arpents à la côte Sainte-Anne, mais se désiste en 1680. Au recensement de 1681, la famille vit à Longueuil, possède une bête à cornes et deux arpents défrichés. En mai 1695, il est à nouveau sollicité par le seigneur François Jarret de Verchères qui lui fait don d’une terre voisine, de même superficie que celle qu’il vient d’acquérir en 1694 dans cette seigneurie. Finalement, en octobre de l’année 1695, c’est Charles Le Moyne de Longueuil qui convainc Pierre de s’établir sur sa seigneurie. Par la suite, Pierre se départit de toutes les autres terres qu’on lui avait concédées.

Pierre Charron décède le jour de Noël, le 25 décembre 1700, à l’hôpital de Montréal et est inhumé le lendemain. Catherine Pillard a 54 ans et la plus jeune de leurs douze enfants, Jeanne Marie Anne, est âgée d’à peine 12 ans. Cinq enfants sont déjà mariés et trois autres enfants, soit François, Catherine et Hélène, se marient dans les deux mois qui suivent le décès de leur père.

Deuxième mariage – Sébastien dit Laroche

Catherine Pillard attend quelques années avant de reprendre époux. Un dernier fils, Jean Baptiste âgé de 24 ans, habite avec elle au moment de son remariage. Le 25 décembre 1708, chez le notaire Lepailleur, elle passe un contrat de mariage avec Sébastien Brisson Laroche, habitant, maître bonnetier et marchand, originaire de Saint-Surin, de la ville de Bordeaux. Le vicaire Priat préside la cérémonie religieuse le 13 janvier 1709 en présence de l’aubergiste Jean Daubigny, du tisserand Sébastien Cholet, du soldat Louis Baptiste Guion Lafrance et du bedeau Jean Queneville. Sébastien a 38 ans et Catherine en a presque 62 alors que le curé inscrit 55 ans. Cette union est sans postérité et Catherine décède le 23 juillet 1717 à Montréal à l’âge de 71 ans.


Descendance Charron-Pillat

De son union avec Pierre Charron, Catherine Pillat a mis au monde douze enfants en moins de 22 ans, soit huit filles et quatre garçons, tous vivants et mariés. La reconnaissance du patronyme Charron est assurée par trois de leurs fils. Quant au quatrième garçon, François, il a transmis le surnom de Ducharme qui ne figure dans les registres qu’à partir de lui. L’Association des Charron et Ducharme estime qu’aujourd’hui plus de la moitié des descendants de ces deux noms proviennent du couple formé par Catherine Pillat et Pierre Charron.

Catherine Pillat est âgée d’à peine vingt ans lorsqu’elle enfante son aînée, Marie Catherine. Elle est baptisée le 23 septembre 1666 à Montréal. Son parrain est Jean Gris et la marraine est Catherine Charles, épouse d’Urbain Tessier. Le 23 juillet 1679, Catherine Charon n’a pas encore 13 ans lorsque le notaire Pierre Ménard rédige un contrat de mariage l’unissant à François Chaignon de Saint-Georges dans l’archevêché de Tours. Six enfants sont issus de cette union, dont quatre garçons et une fille qui se marient. Le 3 août 1746, Raymond le benjamin, naît après le décès de son père. Catherine est reconnue comme sage-femme. Devenue veuve, le 10 octobre 1694, âgée de 28 ans, Catherine épouse Daniel Tétreau, seigneur de Verchères, originaire de Trois-Rivières. Le contrat de mariage a été rédigé par le notaire Claude Maugue le 26 juin 1696 à Verchères. S’ajoutent à la famille six autres enfants, dont un garçon et trois filles qui se marieront. Catherine décède à Verchères le 5 juin 1746 ; elle a près de 80 ans.

Marie Charlotte est née vers 1668. Elle épouse à Boucherville le 30 novembre 1686 Claude Louis Lemer, originaire de la paroisse d’Antrain de la ville d’Auxerre et sergent de la compagnie de M. Marin. Sont présents Toussaint Lucas Lagarde de Verchères, Antoine Marchand Laramée, soldat de la même compagnie que l’époux, Jacques Viau, André Bouteiller et Michel Dubuc, tous trois de Longueuil. De ce premier mariage sont nés un garçon et une fille qui se marieront. Vers 1691, devenue veuve, Charlotte s’unit à Raymond Vegiard Labonté, d’origine inconnue. De cette union, elle enfante neuf enfants, dont deux garçons et quatre filles prennent époux. Elle décède à Contrecœur le 20 décembre 1720, âgée d’environ 52 ans.

À Sorel, le 20 novembre 1670 est baptisée Marie Anne, aussi connue sous le nom d’Antoinette. Dans l’acte de baptême, on ne mentionne que le nom des parents qui, de plus, sont présents. Elle convole en justes noces avec Pierre Goguet le 18 avril 1686 à Boucherville, en présence de Jean Goguet, frère de l’époux, de Jean Grou beau-frère aussi de l’époux, de Michel Dubuc, maçon, et de François Lanctôt. Des huit enfants qu’elle met au monde, quatre garçons et trois filles se marieront. Anne est inhumée à Montréal le 6 octobre 1745.

Le quatrième enfant né vers 1672 est un fils prénommé Pierre comme son père. Il se marie à Boucherville le 4 novembre 1697 à Madeleine Robin Lapointe, fille de Jean et de Jeanne Charton, une Fille du Roy arrivée en 1667. Le curé Delasaudrays consacre l’union en présence de Deseraucourt, officier M. de Longueuil, du meunier André Bouteiller et d’Alexandre Lacoste. Cette famille compte onze enfants, dont cinq garçons et deux filles se marieront. Devenu veuf avec encore quatre enfants mineurs non mariés, Pierre épouse en secondes noces le 18 juillet 1734 à Longueuil Marie Gaultier. Elle est la veuve de Gervais Malard Laverdure, une mère de onze enfants dont quatre filles sont encore célibataires au remariage de celle-ci. Cette union est sans postérité. Pierre décède trois ans plus tard, soit le 2 juin 1737, aussi à Longueuil.

Leur sœur, Marie Thérèse, est baptisée à Sorel le 26 février 1674. Elle épouse Jacques Hubert Parisien le 21 février 1689 à Boucherville en présence d’Estienne Trudault, habitant de Longueuil, et de Jacques Bourdon, habitant de Boucherville. Jacques est originaire de la paroisse de Saint-Barthélemy de Paris et soldat de la Compagnie de M. Marin. Deux filles sont issues de cette union, mais seulement Marie Angélique prend époux. Cette enfant a à peine 2 ans lorsque sa mère, devenue veuve, convole en secondes noces avec Antoine Piette Lafrenière Trempe le 30 janvier 1701 à Sorel. Une autre fille sera le fruit de ce mariage et prend aussi époux. On ne connaît ni la date ni le lieu du décès de Marie Thérèse, mais c’est avant le remariage d’Antoine avec Marie Boucher le 2 mai 1711. Elle est âgée de moins de 37 ans.

Dans le registre de Boucherville, bien qu’il soit né le 16 mars 1676, Nicolas n’est baptisé que le 9 avril dans la demeure de M. de Contrecœur. Son parrain est Nicolas Bonet, fermier de M. de Contrecœur, et la marraine est Madeleine Valée, femme de Jean Heurtin, aussi fermier de M. de Contrecœur. On célèbre son mariage avec Marie Viau Lespérance le 15 janvier 1703 à Longueuil en présence de Pierre et Jean Charon ainsi que de Michel et Jacques Viau, qui sont tous les frères des mariés. Cette famille compte quinze enfants, incluant des jumelles. Huit garçons et trois filles se marient. C’est aussi dans le registre de Longueuil que l’on inscrit la sépulture de Nicolas le 9 septembre 1757. Il est âgé de 81 ans.

À Sorel, le 2 juin 1678 est né François. Le 5 juin, il est baptisé en présence de son parrain François Pelletier et de sa marraine Marie Guertin, femme de Pierre Andegrave. C’est à Sorel le 30 janvier 1701 qu’il épouse Marguerite Piette Trempe en même temps et lieu que l’on célèbre le second mariage de sa sœur Thérèse avec Antoine Piette. Onze enfants forment la famille de François et Marguerite ; cinq garçons et cinq filles se marieront. Les détails de son décès nous sont inconnus.

Catherine, la seconde de ce prénom, est née vers 1680 en un lieu inconnu. C’est à Longueuil le 24 février 1701 qu’elle marie Guillaume Adam Laramée devant le prêtre Pierre Millet. Le seul témoin présent est M. Delongueuil. Catherine enfante sept rejetons, dont trois garçons et une fille qui se marieront. C’est aussi à Longueuil que l’on prononcera un requiem en sa mémoire le 10 juin 1739.

Hélène est née le 2 novembre 1682 et baptisée le 3 à Boucherville. À Longueuil, le curé Pierre Millet célèbre son mariage avec Charles Édeline le 7 février 1701 en la présence de M. Delongueuil. La famille se compose de neuf garçons, dont sept décèdent avant d’avoir atteint l’âge de 20 ans. Les deux autres garçons et l’unique fille se marieront. Les funérailles d’Hélène auront lieu à Longueuil le 8 mars 1738. Elle est âgée de 55 ans.

Le 17 octobre 1684, à Boucherville, est né Jean. Le lendemain, à son baptême, étaient présents son parrain François Lanctot et sa marraine Jeanne Estienne, femme de Jean Vinet. Par-devant le notaire Jacques Bourdon de Boucherville, un contrat de mariage entre Jean Charon et Marie Madeleine Guertin est rédigé le 8 février 1711 en présence de Catherine Platte, veuve de Pierre Charon et mère de l’époux, et des parents de l’épouse, Louis Guertin et Madeleine Chigouenne. Jean et Madeleine accueilleront neuf enfants, dont deux garçons et cinq filles convolent en justes noces. Devenu veuf en juin 1731, le père épouse le 4 mai 1733 Geneviève Boucher. Elle donnera naissance à cinq enfants, dont deux filles prendront époux. À l’époque du second mariage, seul l’aîné de la première union, lui aussi prénommé Jean Baptiste, avait pris épouse en la personne de Marie Charlotte Boucher en avril 1732. Le père et le fils ont épousé les deux sœurs. Le père décède et est inhumé le 14 septembre 1741 à Lanoraie.

Marie Louise est née le 4 septembre 1686. À Boucherville, elle est baptisée le 7 en présence de ses parents, de sa sœur Charlotte et du futur époux de celle-ci, Louis Lemaire. Ces derniers deviennent son parrain et sa marraine. Louise épouse Michel Colin Laliberté à Longueuil le 19 février 1703, en présence d’André Colin, frère de l’époux, de Michel Dubuc et de Pierre et Nicolas Charon, frères de l’épouse. Louise est la mère de treize enfants, dont seulement trois garçons et trois filles se marieront. Elle décède à Saint-Sulpice le 13 décembre 1741.

Catherine Pillat est âgée de 42 ans lorsqu’elle met au monde la cadette. Ses trois aînées sont déjà mariées et elle est grand-mère d’au moins quatre petits-enfants. Jeanne Marie Anne est née le 7 mai 1688 et baptisée le 10 à Boucherville. Étaient présents ses parents, son parrain le meunier André Bouteiller et sa marraine Marie Jeanne Dumainier, femme de Pierre Biron, fermier de Longueuil. On ne connaît pas ni le lieu ni la date de son union avec François Bouteiller Bonneville. Ils sont les parents de huit enfants dont l’aîné et trois filles se marient. Elle décède à SaintSulpice le 21 novembre 1719 à l’âge de 31 ans, laissant sept orphelins. François se remarie le 22 janvier 1722 avec Marguerite Viau L’espérance et cette union est sans postérité.

Autres illustres descendants : un saint, une juge

Catherine Pillard et Pierre Charron figurent parmi les ancêtres du « saint frère André » (Alfred Bessette), religieux et fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. Le 17 octobre 2010, il est canonisé par l’Église catholique romaine. De plus, madame l’honorable juge Louise Charron a été nommée à la Cour supérieure du Canada le 30 août 2004.

Une île et deux rues

L’île Charron est située dans le Saint-Laurent, au sud-est de Montréal. On la nomme ainsi depuis qu’elle fut en la possession de François Charron, fils de Nicolas Charron et de Marie Viau Lespérance, petit-fils de Catherine Pillard et de Pierre Charron. Cette île a changé de propriétaires et de noms à plusieurs occasions depuis Louis XV en 1672 jusqu’au moment où François Charron en reçoit la « moitié orientée à l’est » lors de son mariage à Boucherville, le 19 novembre 1753 avec Marie Joseph Lamoureux, fille de Louis Lamoureux. Les Jésuites sont alors propriétaires de l’autre moitié. Joseph Bouchette, arpenteur général du Bas-Canada, indiquera le nom d’île Charron sur une de ses cartes en 1815. Ce n’est qu’en 1950 que l’île prendra officiellement ce nom. Aujourd’hui, « la rareté des zones boisées dans le corridor du fleuve Saint-Laurent confère à l’île Charron un grand potentiel comme refuge pour les oiseaux migrateurs et nicheurs ».

Dans la région de Montréal, deux voies routières portent le nom de « Charron » en hommage à des familles de ce patronyme ayant habité à proximité. Ainsi, dans l’arrondissement L’Île-BizardSainte-Geneviève, on désigne « l’avenue Charron » depuis le 2 mai 1955. Dans LaSalle, c’est le 25 juillet 1978 que l’on nomma une rue du nom de Charron.


Catherine Pillat : son origine amérindienne

Grâce à la percée de la recherche en génétique sur l’ADN des mitochondries transmissibles uniquement de mère en fille, des tests récents démontrent des caractéristiques des populations amérindiennes de souche sibérienne chez des descendantes en lignée utérine de Catherine Pillat.

Jacques P. Beaugrand a transmis à l’Association des Charron et Ducharme les résultats de l’analyse de l’ADN de Catherine Pillard : « Catherine Pillard est d’origine eurasienne et non amérindienne fondatrice. La région du Nord de la mer Noire et de la mer Caspienne forme la steppe pontique à travers laquelle les migrations vers l’Europe ont été pratiquées lors du peuplement de l’Europe. De plus les Tatars ont envahi l’Europe à plusieurs reprises et les invasions et guerres se faisaient avec le support des femmes.

Il est possible aussi que les Vikings qui ont colonisé ces régions de la Russie aient vicarié la propagation de A10 (le marqueur identifiant l’origine de l’ADN mitochondrial de Catherine Pillard) en Europe occidentale lors de leur établissement en Normandie.

Pas étonnant que cet haplotype ADN-mt se soit retrouvé dans la population française à l’époque du peuplement de la Nouvelle-France. »

Ces informations ont amené l’Association des Charron et Ducharme à intensifier les recherches et les réflexions autant génétiques que généalogiques. En 2012, après trois ans, ils en sont venus à la conclusion suivante :

Catherine Pillard est sans aucun doute une fille du Roi, arrivée à Montréal à l’automne 1663 sur un bateau en provenance de France qui n’a pas encore été identifié précisément.

Elle est selon toute vraisemblance la fille de Pierre Pillard et Marguerite Bouricaud, et a été baptisée à Sainte-Marguerite de La Rochelle le 30 mars 1646.

En lignée utérine, Catherine Pillard est issue d’une femme d’origine sibérienne amenée seule ou avec une famille ou même un groupe plus large en Europe de l’Ouest à une date qui reste impossible à préciser, du moins pour le moment.

L’Association des Charron et Ducharme précise que cette prise de position n’est pas immuable et que de nouvelles informations pourraient remettre en question la déclaration énoncée ci-dessus.

Conclusion

Rendons hommage à Catherine Pillard, femme de courage et de détermination, une des mères de la Nouvelle-France.

Lise Hébert20
Notes for Pierre & Catherine (Family)
Ménage établi a Longueuil, 12 enfants de cette union3
Last Modified 14 Feb 2024Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau