Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameHelene Desportes
Birthabt 1620, Québec, Québec, Canada2
Death24 Jun 1675, Lieu Indeterminé Au Québec, Canada2
FlagsAncêtre Important, Biography
FatherPierre Desportes (~1594-1629)
MotherFrançoise Langlois (~1602-)
Spouses
Birthabt 1609, Saint-Étienne, Paris, France13,2
Death10 Feb 1680, Québec, Québec, Canada13,2
Burial15 Feb 1680, Notre-Dame-De-Québec, Québec, Canada2
FlagsOur F-C Ancestors
Marriage9 Jan 1640, Notre-Dame-De-Québec, Québec, Canada6
ChildrenAgnes (1641-1687)
 Louise (1643-1713)
 Alphonse (1650-1711)
Birthabt 1614, Saint-Sulpice, Saint-Germain-Des-Prés, Paris, France2
Death23 Sep 1639, Québec, Québec, Canada2
FatherLouis Hebert (~1575-1627)
MotherMarie Rolet (~1585-1649)
Marriage1 Oct 1634, Notre-Dame-De-Québec, Québec, Canada2
ChildrenFrançoise (1638-1716)
Notes for Helene Desportes
21Hélène DESPORTES est considérée comme le premier enfant blanc né viable en Nouvelle-France. Selon Marcel Trudel, ses parents, Pierre DESPORTES et Françoise LANGLOIS sont arrivés en 1619, sans aucun doute sur le navire demeuré anonyme de la Société (Compagnie du Canada), probablement commandé par François GRAVÉ.[1]
Hélène DESPORTES is considered as the first white viable child born in New France. According to Marcel Trudel, her parents, Pierre DESPORTES and Françoise LANGLOIS arrived in 1619, no doubt aboard an unidentified vessel of the Société (Compagnie du Canada), most likely under François GRAVÉ's command.
Biographie
Hélène Desportes 1620 - 1675

Naissance: L’acte de baptême n’a pas été retrouvé, mais les historiens fixent la date de la naissance d’Hélène Desportes après 7 juillet 1620; les registres baptismaux n'apparurent qu'à compter de 1621. On peut donc estimer sa naissance en 1620. Ethel Bennett dans le Dictionnaire biographique du Canada estime qu’il s’agit «probablement du premier enfant blanc né sur les bords du Saint Laurent». [2]
Père et mère: Ses parents, Pierre Desportes et Françoise Langlois
On sait que Louis Hébert s’est installé à Québec avec Marie Rollin et leurs enfants en 1617. La famille Desportes seraient arrivés en Nouvelle-France en 1619, en même temps qu’Abraham Martin (Plaines d’Abraham nommées en son nom) et la sœur de Françoise Langlois, Marguerite Langlois, des familles originaires de Dieppe[1]. Elle faisait donc partie des toutes premières à venir s’établir en Nouvelle-France.
En 1619, (…) les ouvriers de la compagnie furent mis à contribution pour travailler aux habitations des récollets, à celle de Louis Hébert et, écrit Champlain, à celles du serrurier et du boulanger. On peut aisément supposer que les familles de Pierre Desportes et d’Abraham Martin avaient aussi leurs maisons. Et avec les maisons, viennent les défrichements et les jardins. Un petit bourg naissait. En 1620, soixante personnes hivernaient..»[2]
Selon Bennett[3], le père d’Hélène «devait jouir d’un certain prestige parmi les habitants et il savait sans doute écrire, car il fut l'un des signataires, au nom des habitants, de la pétition adressée au roi en 1621».
On sait peu de choses sur cette famille Desportes, mais il semble bien, selon Léon Roy[4], qu’elle soit retournée en France, en 1629, quand les frères Kirke ont occupé Québec. Après cette date, on ne trouve plus traces ici des parents Desportes. Seraient-ils décédés en France? Leur fille Hélène, par contre, accompagnée sans doute par son oncle Abraham Martin et de sa tante Marguerite Langlois, revient vers 1634 alors que Québec est retourné à la gouvernance des Français.
1° Mariage: Le 1er octobre 1634, à la paroisse Notre-Dame, Québec, Ca nada, Hélène Desportes, àgée d’environ 14 ans épouse Guillaume Hébert âgé d'environ 20 ans, fils de Louis Hebert et de Marie Rollet. [3] Les parents ne sont pas témoins à son contrat de mariage ni au mariage.
Enfants connus / Known children: Hélène Desportes & Guillaume Hébert
1 Joseph Hébert (1636 - 1662)
2 Françoise Hébert (1638 - 1716)
3 Angélique Hébert (1639 - )
Le 3 novembre 1636, Guillaume Hébert et Hélène Desportes auront un premier enfant, un fils prénommé Joseph. Puis naîtront Françoise le 23 janvier 1638 et Angélique baptisée le 2 août 1639. Hélas, deux mois à peine après la naissance du troisième, Hélène Desportes se retrouve veuve et bien démunie.
Le monde est bien petit dans la colonie et ce petit monde sera bientôt ébranlé par un événement majeur: Samuel de Champlain va mourir le 25 décembre 1635. Dans son testament, le fondateur de Québec donne tous ses biens à la Vierge Marie à qui il voue une reconnaissance infinie depuis que le Traité de Saint-Germain-en-Laye a redonné Québec à la France.
Écriteau photographié dans l’église de Brouage lieu de naissance de Champlain. Septembre 2010. Il s’exprime en ces termes:
«Je désire donc, ô mon Dieu, que la très saincte Vierge, vostre Mère, soit héritière de ce que j’ay ici de meubles, d’or et d’argent. Je donne donc à la chapelle de ce lieu dédiée en son nom et appelée vulgairement Nostre-Dame-de-Recouvrance tout ce qui se trouvera icy m’appartenir, fors et excepté ce qui s’ensuit, dont je luy demande permission de disposer en faveur de quelques personnes.»[5]
Françoise Desportes faisait partie de ces quelques rares personnes. Elle aurait reçu en héritage des biens qui peuvent nous paraître aujourd’hui bien dérisoires : quelques épingles et des étoffes [6], des objets pourtant fort rares et précieux dans le contexte.
Le notaire Piraube fait ainsi l’inventaire de ses biens :
«Sa maison est « assise » à Québec proche de l’église paroissiale. On trouve six boisseaux de blé de sarrasin dans sa grange, plusieurs gerbes de pois « en tas secs lesquelles pourries qu’ elles ne pouvoient estre pour lors remuée pour les compter et qu’a longtemps d’icy elles ne peuvent estre battties a cause du petit nombre de personnes et des urgentes occupations ou sont arrestez tous les jours les habitants de cette nouvelle colonie»[7]
On le voit, la petite famille vit bien misérablement. Selon Marcel Trudel, «la vente de ses biens meubles à la criée rapporte 367 livres, mais la maison est jugée délabrée et inhabitable : les réparations coûteraient plus qu’un logis neuf.»[8] Hélène Desportes devra elle-même payer 45 livres pour récupérer un lit de plume, une couverte blanche, deux paires de draps et une paillasse.[9]
Les coutumes de l’époque exigent de protéger l’héritage des enfants du premier lit en nommant un tuteur. Une requête est donc faite par Hélène Desportes pour l’élection d’un garant pour ses trois enfants, descendants de Louis Hébert. Ce document authentique a été conservé, si bien qu’il nous est possible d’y observer clairement la signature de cette ancêtre.
Requête pour l’élection d’un tuteur pour ses enfants nés du premier mariage Voir l'image.
2° Mariage: Une femme avec trois enfants ne peut rester longtemps seule dans la colonie. Hélène ne tardera donc pas à conclure un second mariage. Le 9 janvier 1640, à Québec, Canada. Hélène Desportes âgée de 20 ans épouse Noël Morin âgé de 31 ans, fils de Claude Morin et deJeanne Moreau.[4]
Le nom de Noël Morin apparaît pour la première fois en terre d’Amérique au moment de la signature du contrat de mariage en décembre 1639. Ce charron originaire de Brie -Comte-Robert avait été recruté par Robert Giffard. Le gouverneur Montmagny lui concédera une terre de quarante perches dans la haute ville de Québec à l’emplacement de la maison de Guillaume Hébert.[10] Douze enfants naîtront de cette union.
Enfants connus / Known children: Hélène Desportes & Noël Morin
1 Agnès Morin (21 janvier 1641 - 30 août 1687); mariée à Ignace Bonhomme puis à Nicolas Gaudry.
2 Germain Morin 14 Jan 1642 - 20 Août 1702
3 Louise Morin 27 Avr 1643 28 Avr 1713 mariée à Charles Cloutier.
4 Jean-Baptiste Morin 22 Mai 1645 11 Déc 1694; marié à Catherine de Belleau
5 Nicolas Morin 26 Avr 1644
6 Marguerite Morin 29 Sept 1646 - 17 Oct 1646
7 Hélène Morin 30 Sept 1647 - 09 Mai 1661
8 Marie Morin 19 Mars 1649 - 08 Avr 1730
9 Alphonse Morin 12 Déc 1650 29 Août 1711; marié à Angélique Des Trois Maisons puis à Marie Madeleine Normand.
10 Noël Morin 12 Oct 1652 - 1666
11 Charles Morin 29 Août 1654 - 04 Oct 1671
12 Marie-Madeleine Morin 28 Déc 1656 - 22 Juil 1720; mariée à Gilles Rajotte.
Mère et sage-femme: Au total, Hélène Desportes aura donc mis au monde quinze enfants. Au surplus, elle aidera les autres mères de Québec à donner la vie, puisque elle agira comme sage-femme et transmettra plus tard ses connaissances à sa fille Françoise Hébert.
En 1645, Noël Morin a reçu une terre à la côte Sainte-Geneviève. C’est à cet endroit que la famille s’installe.
Entretemps, en 1663, Morin reçoit en concession de Jean de Lauzon un arrière-fief à Montmagny et devient ainsi «seigneur de la Rivière La Caille» (Montmagny actuel) (qui deviendra plus tard l’arrière-fief de Saint-Luc). Dans le document qui suit Morin prête foi et hommage au seigneur Louis Couillard.
Recensement 1666: Noël Morin, 57, charon, habitant ; Hélène Desportes, 46, sa femme ; Nicolas, 22 ; Jean-Baptiste, 21 ; Alphonse, 15 ; Charles, 11 ; Marie-Magdelaine, 9 ; Marie-Charlotte de Poyetiers, 25, veuve de Joseph Hébert ; Jean Ballié, 26, domestique engagé. Ils vivent à Saint-Jean, Saint-Françoie et Saint-Michel.
Recensement 1667: Noël Morin, 38 ; Hélène Desportes, sa femme, 48 ; Alphonse, 17 ; Charles 13 ; Marie-Magdelaine, 10 ; Zacharie Jolly (Jolliet), apprenti, 17 ; Jean Ballier, domestique, 28 ; on déclare avoir y mis en valeur 40 arpents de terre et posséder 12 bêtes à cornes.
Le 8 décembre 1669, Hélène Desportes est marraine au baptême de Jacques Jobin, fils de Charles Jobin et de Marie Madeleine Girard.
En 1671, les enfants ont grandi. La petite dernière est maintenant en âge de se marier. Hélène Desportes et Noël Morin songent à leurs vieux jours. Comme c’était la coutume à l’époque, ils donnent à leurs fils Alphonse Morin et Charles Morin, tous les biens et revenus à condition qu’ils prennent soin de leurs parents.
Décès: Quatre ans plus tard le 24 juin 1675, Hélène Desportes meurt, âgée d'environ cinquante-quatre ans. Elle est inhumée à Montmagny. La terre de la côte Sainte-Geneviève sera alors vendue et on en récoltera 3000 livres. L'acte de sépulture d'Hélène Desportes ne nous est pas parvenu; Cependant, une note au Registgre de la confrérie de la Sainte-Famille précise sa date de décès. Elle serait décédée chez son fils Alphonse, à Saint Thomas de la Rivière-du-Sud (Montmagny). [5]
Ainsi, à force de labeur et de persévérance, malgré les embûches et les nombreuses bouches à nourrir, la situation de la famille s’était grandement améliorée depuis le décès du premier mari d’Hélène Desportes.
Cette contrée de forêt où elle avait débarqué étant enfant, s’était peuplée peu à peu. Les hivers avaient été rudes. Il avait fallu se défendre contre les Iroquois, puis les soldats du régiment de Carignan étaient arrivés à la rescousse. Avec la venue des filles du roi, des familles s’étaient formées, des bourgs et des villages se construisaient.
Première enfant européenne née en Nouvelle-France, Hélène Desportes, sage-femme, elle-même mère de quinze enfants, aura non seulement assisté à la naissance du peuple du Québec, mais elle y aura aussi grandement contribué. De nombreux Québécois la comptent parmi leurs ancêtres. [6]

Biography
Note: DESPORTES, HÉLÈNE, said to be the first white child born in New France, daughter of Pierre Desportes and of Françoise Langlois; m. Guillaume Hébert 1634; d. 24 June 1675.
Her date of birth is unknown. It is known that she was born in Québec City after July 7, 1620, date of the arrival of her god-mother, Hélène Boullé, wife of Samuel de Champlain: [7] Dionne says that she came to Québec with her parents in 1613, Sulte that she was born in Québec about 1622. Statistics from other sources indicate that she was 14 years old in 1634, 38 in 1659, 46 in 1666, and 48 in 1667. Anne Hébert, according to Champlain, had died in childbirth previous to 1620; but since there is no further mention of her child, it was presumably still-born. Eustache Martin was born in October 1621. If, however, we assume Hélène's birthdate to be 1620, which seems most probable, her claim is established as being the first white child born alive in the St-Lawrence region. (Sulte, to be sure, claims for Guillemette Hébert the honour of being the first-born Canadienne, on the assumption that Louis Hébert had his wife with him in Acadia in 1606, but Lescarbot's evidence refutes this (History (Grant).)
Pierre Desportes probably came to Québec in 1614 with Abraham Martin: their wives were sisters. Desportes' occupation is not known, but he must have had some standing in the community and sufficient education to be able to write, for he signed on behalf of the inhabitants the document of 1621 appealing to the king. No other facts are known about him. (He is not to be confused with Pierre Desportes de Liguère, to whom the Compagnie de la Nouvelle-France conceded Île Royale (Cape Breton) in 1636.) Neither of Hélène's parents witnessed her marriage contract, drawn up in Québec in October 1634.
Her first husband was Guillaume Hébert. About this only son of Canada's first settler little is recorded except an occasional instance of his helping the priests in their relations with the savages. Since he had inherited half his father's land, which included some acres on the St. Charles river area as well as the original site above the cliff, it is to be assumed that his chief occupation during his short life was the cultivation of his fields. He was but a little boy when he came to Québec with his parents in 1617, therefore probably still in his twenties when he died in 1639. Three children were born of this marriage, one of whom died in infancy. The other two were a Son Joseph and a daughter Françoise (b. 1638) who married Guillaume Fournier, 1651.
Hélène's second husband was Noël Morin (1609-80), a wheelwright, who became one of the early pioneers of Montmagny. Their son Germain was consecrated to the priesthood by Mgr Laval in September 1665, the first Canadian-born priest. Another son, Jean-Baptiste (1645-94) was a member of the Conseil Souverain. A daughter, Marie, was the first Canadian-born nun.
She is purportedly the first child born to European parents to survive in Quebec. Her godmother was Hélène Boullé, the wife of Samuel de Champlain.
She was among the beneficiaries of the will of Samuel de Champlain in 1635.
Sources
1 Navires Nouvelle-France 1619.
2 Ethel M. G. Bennett, « DESPORTES, HÉLÈNE (Hébert ; Morin) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003
3 Mariage / Mariage Guillaume Hébert - Hélène des portes
4 Mariage / Marriage Noël Morin - Hélène des portes.
5 Article de Léon Roy dans les MSGCF VOL. 2 (1946), P. 165-168 PRDH.
6 Hélène Desportes et la naissance d’un peuple
7 Nos origines
• English version: Ethel M. G. Bennett, “DESPORTES, HÉLÈNE (Hébert; Morin),” in Dictionary of Canadian Biography, vol. 1, University of Toronto/Université Laval, 2003
Voir aussi / Also see
Généalogie Québec site de François Marchi
Nos origines
Mémoire du Québec
• PRDH/Repertoire des Actes de Bapteme, Mariage, et Sepulture, et des Recensements de Quebec Ancien XVIIe Siecle; Baptism, Individual, Family, Marriage, Couple and Burial Records
• Quebec, Vital and Church Records (Drouin Collection), 1621-1997
Further Reading
http://maplestarsandstripes.com/shownotes/mss-020-helenes-world-part-1/
http://maplestarsandstripes.com/shownotes/mss-033-helenes-world-part-2/
Notes for Guillaume (Spouse 2)
13Immigre en 1617
2BIEN QUE SON ACTE DE SÉPULTURE NE NOUS SOIT PAS PARVENU, LA DATE ET LE LIEU DE SON DÉCÈS SONT CONNUS GRÂCE À UN INVENTAIRE DU 21 OCTOBRE 1639 (NOTAIRE PIRAUBE) QUI LES MENTIONNENT EXPLICITEMENT
Last Modified 28 May 2023Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau