Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameÉtienne Campeau dit Limousin
Birthabt 1638, Brive-LaGaillarde, Limoges, France2
Death24 Sep 1692, Montréal, Québec, Canada2
FlagsAncêtre Important, Ancêtre Souche, Biography, Madonna, Hilary Clinton, Our F-C Ancestors
Spouses
Birthabt 1645, Notre-Dame-De-Cougnes, La Rochelle, France2
Death16 Apr 1721, Montréal, Québec, Canada
Burial16 Apr 1721, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
FlagsBiography, Fille du Roi, Madonna, Hilary Clinton
Marriage26 Nov 1663, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
ChildrenCatherine (1674-1767)
Notes for Étienne Campeau dit Limousin
2SA SÉPULTURE N'APPARAÎT PAS AUX REGISTRES. MALGRÉ UNE CERTAINE AMBIGUÏTÉ, UN DOCUMENT DU NOTAIRE MAUGUE LAISSE CROIRE QU'IL EST DÉCÉDÉ AU MOMENT MÊME OÙ IL ÉTAIT À EFFECTUER AVEC CELUI-CI UN RELEVÉ DE SES DETTES, LE 24 SEPTEMBRE 1692

13Etienne Campeau(1638-1692)

Tous les Campeau d'Amérique descendent du pionnier
Etienne Campeau, né vers 1638, a Brive-la-Gaillarde,de l'évêché de Limoges,dans le Limousin, fils de Léonard Campeau et de Francoise Mauger.

Etienne Campeau exerce les métiers de maçon et taillandier,en plus de ceux de miliçien et de colon.Son nom est inscrit en 1663, pour la première fois, dans les registres de la Nouvelle-France,a Ville-Marie. Etienne est arrivé probablement de ce côté-ci de l'Atlantique,vers 1659 ou au plus tard , l'année suivante.

Etienne rencontre a l'été 1663,Catherine Paulo,une fille du roi débarquée a Québec. Il signe un contrat de mariage le 13 novembre 1663,devant le notaire Basset et 13 jours plus tard, leur mariage est célébré a Montréal. Catherine Paulo est née vers 1645, originaire de Notre-Dame-de-Cogne,de La Rochelle,.Aunis,France.Elle est la fille de Pierre Paulo et de Renée Cordelette. Le couple va s'installer a la Pointe-Saint-Charles.En 1664, Etienne Campeau est confirmé et son nom figure sur deux listes de confirmés,l'une en mai et l'autre en juillet.

En 1665, Etienne Campeau accepte d'aller vivre avec sa famille et 6 autres colons et leurs familles,sur les rives de la rivière Saint-Pierre,proposition du sieur de Maisonneuve. Au recensement de 1666,il se dit agé de 28 ans et marié a Catherine "Cordelet", nom de sa belle-mère. En 1667,il se donne 30 ans, il a deux enfants et 6 arpents de sa terre sont défrichées. Le couple d'Etienne et de Catherine, donne 15 enfants,sur une période de 24 ans. Sept filles et six fils fondent a leur tour des foyers,

L'ancêtre Etienne Campeau décède au mois de septembre 1692, a Montréal.Sa veuve ,Catherine Paulo lui survit jusqu'en 1721.A l'âge de 77 ans,elle est inhumée le 16 avril 1721 a Montréal.

sources:Jetté ,René-Dictionnaire Généalogique des familles du Québec(1983)p.194.

Tanguay,Cyprien-Dict.Gén,des Fam.Can.Francaises.Vol-1,p101 et vol 2 p 530-536.

Revue Nos Racines-Les Campeau
Texte provenant de Lise Dugal, participante de NosOrigines
Notes for Catherine (Spouse 1)
2Fille du Roi, arrivée en 16633

20Catherine Paulo (vers 1645-1721)

Autres graphies Polo, Polot, Poreau, dit Collau.

Origine

Née vers 1645, Catherine Paulo est la fille de feu Pierre et de Renée Cordetelle de la paroisse Notre-Dame-de-Coigne, la plus ancienne de la ville de La Rochelle en Aunis. On ne sait rien de plus sur son enfance et sa jeunesse. Quelles étaient les motivations qui l’ont incitée à s’embarquer vers la Nouvelle-France ? Était-ce seulement pour rejoindre sa cousine Marie ou pour prendre époux et avoir un avenir meilleur que ce à quoi elle était destinée en France ? On ne peut pas le dire encore aujourd’hui.

Le 3 juin 1663, au quai de La Rochelle Catherine embarque à bord d’un navire du roi, L’Aigle d’Or croit-on, et vogue à destination de la Nouvelle-France. Pour la plupart de ses 35 compagnes de voyage, la traversée se termine à Québec le 22 septembre 1663, mais dans le mois qui a suivi, pour elle ainsi que pour sept autres Filles du Roy, le périple se continue jusqu’à Ville-Marie, aujourd’hui appelé Montréal.

Mariage

Le lundi 26 novembre 1663 est un grand jour pour Ville-Marie. À peine deux mois après leur arrivée en Nouvelle-France, quatre des huit Filles du Roy débarquées à Montréal se marient dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu : Marie Faucon avec Robert Chartier, un homme de la grande recrue de 1653, Mathurine Thibault avec Jean Milot dit Le Bourguignon, veuf et marchand de Montréal, Marie Valade avec Jean Cadieux, aussi de la grande recrue de 1653, et Catherine Paulo avec Étienne Campeau.

Catherine a d’abord passé un contrat de mariage avec Étienne Campeau devant Benigne Basset dit Deslauriers, unique notaire de Montréal à cette époque. Étienne est le fils de Léonard et de Françoise Mauger de Brive-la-Gaillarde, dans le Limousin. Né vers 1638, il a vingt-cinq ans, Catherine en a dix-huit. Les deux époux ne savent pas signer. Une cousine de Catherine, Marie Polo, épouse de Joseph Daniel Panier, est présente à ce mariage et signe. Ont aussi signé les frères Jacques et Charles Le Moyne.

L’établissement à Ville-Marie

Étienne Campeau serait arrivé en Nouvelle-France vers 1660. En 1662, il est domestique de Jacques Le Ber et son associé Charles Le Moyne. Il travaille comme engagé pendant trois ans. En 1663, il s’associe à François Le Ber, cousin de Jacques Le Ber, pour la location d’un lot de Jeanne Le Moyne, épouse de Jacques Le Ber et sœur de Charles Le Moyne, à Pointe Saint-Charles. En plus d’être maçon et taillandier (celui qui fabrique et répare les outils tranchants), il est aussi colon. Dès 1663, il devient soldat dans l’escouade IX de la Milice de la Sainte-Famille créée par Maisonneuve afin de protéger les habitants de Ville-Marie contre les attaques des Iroquois. Il est confirmé en la foi catholique le 11 mai 1664 à Montréal.

En 1665, Étienne s’installe à la rivière Saint-Pierre en un lieu nommé « Les Argoulets », signifiant arquebusier. C’est aujourd’hui le quartier Crawford situé aux limites ouest de Verdun, près des rapides du sault Saint-Louis. Avec six autres familles des environs, ils forment un groupe pour la protection de Ville-Marie. Étienne Campeau sera un des rares pionniers « à faire souche » sur ce territoire, tel qu’il apparaît sur la carte ci-dessous.

Au recensement de 1681, la famille compte dix enfants, possède 1 fusil, 7 bêtes à cornes et 25 arpents défrichés. En 1684, les Sulpiciens lui concèdent 100 arpents de terre de plus. Étienne Campeau décède le 24 septembre 1692 à l’âge de 54 ans, après avoir fait le relevé de ses dettes et créances devant le notaire Claude Maugue. On le surnomme « Le Limousin » et l’on retrouve son patronyme sous différentes graphies, telles que Campo, Campau, Campot, Campos, Campost, etc.


Descendance

En vingt-cinq ans, Catherine Paulo enfante quinze enfants, soit huit garçons et sept filles, et c’est dans les registres de la paroisse Notre-Dame de Montréal que l’on a inscrit leur baptême et leur mariage. Généralement, les parrains et marraines sont issus de gens du commun, de métier ou des habitants que la famille Campeau a côtoyés ainsi que les Le Moyne ou les Le Ber. Il en est de même lors des mariages des enfants. Douze enfants se marieront et leur donneront 109 petits-enfants. Catherine et Étienne sont considérés être à l’origine de tous les « Campeau de l’Amérique du Nord ».

Leur fils Jacques s’établit aux « Détroits » et, avec son frère Michel, ils sont parmi les pionniers du Michigan. D’autres de leurs frères et sœurs y séjournent dès 1700. C’est principalement à François que l’on attribue la descendance québécoise. De l’aîné, Étienne, on dirait aujourd’hui qu’il a bien joué son rôle de « grand frère » en veillant sur la famille, car on relève sa présence au mariage de ses frères et sœurs après le décès de leur père en septembre 1692, souvent accompagné de Michel, un de ses autres frères.

Catherine a environ dix-neuf ans à la naissance d’Étienne, son aîné, qui est baptisé le 2 septembre 1664. Il épouse Marie Jeanne Faucher/Foucher le 3 avril 1690. Elle est la fille de Louis et d’Hélène Damours, Fille du Roy arrivée en 1668. Étienne est reconnu comme maître taillandier. Le couple Campeau-Faucher a huit enfants, mais seulement une fille et deux garçons se marient. La famille a une esclave « Pawnee » du nom de Marguerite Pachot qui est baptisée à Montréal le 13 avril 1716 à l’âge de sept ans. Le décès d’Étienne est noté le 8 septembre 1723 à la paroisse Notre-Dame. Il a 59 ans.

Marie est baptisée le 24 novembre 1665. Elle épouse Nicolas Pillet/Lepilleur le 2 décembre 1684. C’est un engagé pour l’Ouest. Elle met au monde quatre enfants, mais seul l’aîné, Jean Baptiste, deviendra adulte. On ne lui connaît ni femme ni enfant et il décède à l’âge de cent ans le 9 août 1787 à Belœil. De son deuxième mariage avec Étienne de Biais (Debiens) le 2 janvier 1691, Marie enfante dix marmots. Deux filles et quatre garçons se marient. Son troisième mariage avec Julien Pérusse, célébré le 28 septembre 1710, est sans postérité. Elle décède le 7 février 1736, âgée de soixante-dix ans.

Michel est né le 14 juin 1667. Son mariage avec Jeanne Anne Massé est célébré le 7 janvier 1696 et le couple a 9 enfants. Deux filles et trois garçons convolent en justes noces. Michel est un engagé pour l’Ouest et décède le 8 septembre 1737 à Montréal à 70 ans. Jeanne Anne est inhumée en 1764 à Détroit au Michigan.

Le quatrième enfant de Catherine Paulo est nommé Jean à son baptême le 30 décembre 1668. Sa sépulture a lieu le lendemain.

C’est le 27 novembre 1669 qu’est née Marie Catherine. Le 1er décembre 1685, elle épouse François Jean Bleau, boulanger et domestique de Jacques Le Ber. Au mariage, elle a seize ans et il en a quarante-quatre. François est veuf de Jeanne Benoist Livernois, décédée il y a seulement 26 jours, père de quatre enfants vivants de moins de neuf ans, dont le dernier vient tout juste d’avoir un an. Marie Catherine enfante treize enfants, dont deux filles et quatre garçons qui se marieront. Marie Josephe Bleau prend le nom de sœur Saint-Thomas à la Congrégation de Notre-Dame : elle entre en religion en 1737 et prononce ses vœux le 29 juillet 1739. Marie Catherine décède à Verchères le 15 février 1750 à 80 ans.

François Campeau est né le 18 octobre 1671. Il devient l’époux de Madeleine Brossard le 28 janvier 1698. Cette famille compte quatorze enfants, dont deux filles et quatre garçons se marient. Il est mis en terre le 2 juin 1741, âgé de 70 ans.

Une deuxième fille est aussi connue sous le nom de Marie Catherine ; elle est née le 14 janvier 1674 et épouse Pierre Hay le 10 décembre 1696. Veuf depuis sept ans de Geneviève Benoist, il est sans enfants de cette union. Il est connu comme maître-sculpteur, tailleur de pierre et maçon. Marie Catherine met au monde six enfants, dont trois filles et un garçon se marient. Sa sépulture a lieu le 19 octobre 1767 et elle est âgée de 93 ans.

Le 6 octobre 1675 est née une fille du nom Marie Louise. Elle n’a pas encore fêté ses quatorze ans lorsque François Couturier devint son époux le 20 septembre 1689. Lui, il a vingt-neuf ans et, dès l’année suivante, il est connu comme « engageur pour l’Ouest ». Marie Louise a huit enfants, mais seulement trois filles et un garçon se marient. On note sa sépulture le 18 décembre 1730, elle est alors âgée de 55 ans.

Jacques est né le 31 mai 1677. Il épouse Cécile Catin le 1er décembre 1699 après avoir obtenu du grand vicaire Dollier de Casson une « dispense du temps », car c’est la période de l’Avent. Jacques est marchand de fourrures, forgeron et engageur à compter de 1727. Ce couple a sept enfants dont une fille et cinq garçons se marient. Il a presque 74 ans lorsqu’on note son décès à SainteAnne de Détroit le 8 mai 1751.

La dixième enfant de la famille est Jeanne Marguerite, née le 1 er juin 1679. Elle épouse Étienne Benoit Livernois le 3 février 1699. On la porte en terre le 22 juin 1721 à l’âge de 42 ans. Étienne, veuf et ayant à sa charge cinq enfants entre sept et vingt ans, se remarie à Longueuil le 23 juin de l’année suivante avec Hélène Charles Lajeunesse. Elle a neuf enfants vivants issus d’un premier mariage avec Michel Viau.

Jean Baptiste est baptisé le 16 mars 1681. Le 25 octobre 1705, Élisabeth Bernier Lamarzelle devient son épouse. Il a vingt-quatre ans et elle en a trente-quatre. Elle est la fille du premier mariage de Jeanne Vilain, Fille du Roy arrivée en 1670, et de Mathurin Bernier Lamarzelle. Élisabeth est aussi la veuve de Jacques Bietry et, au remariage, elle a trois enfants vivants sur les six qu’elle a eues. De son union avec Jean Baptiste, elle enfante six autres enfants, dont deux filles et un garçon qui se marient. Jean Baptiste rend l’âme le 8 janvier 1748 et il est âgé de 67 ans.

La naissance d’Élisabeth Isabelle est accueillie le 20 juin 1683. Cette douzième enfant de la famille aura une « aventure » avec Nicolas Le Moyne, sieur de Leau, et mettra au monde une fille nommée Marie Madeleine le 12 février 1701 dont l’inhumation est enregistrée le 6 juin 1703. Élisabeth épouse Pierre Valiquette le 15 août 1701 et de cette union naissent sept enfants, dont deux filles et trois garçons se marient. Son décès est noté à Saint-Vincentde-Paul le 30 juin 1770 et elle a alors 87 ans.

Agathe est née le 27 février 1685 et marie Paul Chevalier le 1 er juin 1705. Il est un fils issu du deuxième mariage de Jeanne Vilain, Fille du Roy arrivée en 1670 avec Jacques Chevalier. Paul est « engagé pour l’Ouest et aussi engageur ». Agathe enfante six enfants, dont deux filles et un garçon se marient. Elle décède le 10 janvier 1766 alors âgée de plus de 80 ans.

Le 12 novembre 1686, on baptise un deuxième enfant du nom de François, mais on ne lui connaît pas de mariage et la date de son décès demeure inconnue.

Catherine Paulo a environ quarante-trois ans à la naissance de son dernier enfant. Charles n’a vécu que trois jours et est inhumé le 30 décembre 1688.

Les causes judiciaires

Catherine Paulo n’hésitera pas à défendre ses biens et les siens devant les tribunaux. Au civil, dans une affaire datée du 11 juin 1698, elle s’est jointe à trois voisins pour demander d’interdire à Jacques Cardinal et Nicolas Boyer de faire paître leurs bestiaux devant leur commune, ce qui leur sera accordé.

Deux autres causes criminelles impliquent une de ses filles encore mineure. Dans la cause principale qui s’étendra du 12 février au 15 avril 1701, on accusera Élisabeth Campeau d’abandon d’enfant nouveau-né et Nicolas Le Moyne, sieur de Leau, seigneur du Cap-de-la-Trinité, d’abus de mineure. Ce dossier contient quarante et un documents, dont la requête d’une somme d’argent pour l’entretien du nouveau-né, les avis de comparution, les dépositions des témoins, etc.

Puis dans la cause complémentaire en date du 17 mars 1701, Catherine, au nom de sa fille Élisabeth, intentera un procès à Nicolas Le Moyne, sieur de Leau, l’accusant de séduction de mineure. On trouve dans ce dossier l’affrontement entre les deux parties ainsi que la communication au procureur du roi. Il est aussi inscrit que Nicolas Le Moyne est écroué. Quel est le résultat du procès ? Nicolas a bien été condamné à épouser Élisabeth. Pourtant, elle marie Pierre Valiquette en août de la même année.

Nous savons, par une note datée du 27 mai 1701 trouvée dans les livres du notaire Adhémar dit Saint-Martin, qu’Étienne Campeau, le frère d’Élisabeth, a signé une transaction avec Charles Couagne, marchand bourgeois, pour que celui-ci prenne en charge la fille d’Élisabeth, née en février 1701. Cette petite fille décédera en 1703, à deux ans et quatre mois, et sera enterrée le lendemain. Tout semble indiquer qu’Élisabeth ne prendra pas cette enfant avec elle après son mariage avec Pierre Valiquette.

Un autre procès concernant la famille de Catherine survient à l’été 1699. Charles Brazeau et son épouse Geneviève Quenneville accusent alors d’agression et de voies de fait grave François Bleau,
le gendre de Catherine, Laurent Bleau son frère et son domestique vacher de treize ans, Jacques Morisseau. L’affaire se réglera à l’amiable, François s’engageant à payer 725 livres aux plaignants. Dans cette cause, on retrouve entre autres les documents suivants : le réquisitoire pour l’emprisonnement des deux frères, l’ordre d’écrou, interrogatoires et comparution de témoins ainsi que l’inventaire de présaisie du mobilier de François Bleau.

Catherine Paulo en fin de vie

La période d’août 1686 à décembre 1688 a sûrement été pénible pour les Campeau, car les huit enfants qui sont venus au monde dans la famille sont décédés avant l’âge de deux mois : ce sont François et Charles, les deux benjamins de Catherine Paulo, Jean Baptiste et les jumeaux Marie et Nicolas Pillet, enfants de Marie Campeau, ainsi que l’anonyme, Hélène et Jacques Bleau, les trois premiers-nés de Marie Catherine Campeau. Mère et filles ont partagé la même souffrance.

Catherine Paulo survivra près de trente ans à son époux, décédé le 24 septembre 1692. En devenant veuve, elle a à sa charge huit enfants de moins de 21 ans qui ne sont pas mariés et la cadette n’a que sept ans. Dix ans après, en mars 1702, afin d’assurer sa subsistance, elle vend à son fils Michel sa part, soit la moitié de la terre qui lui revient de la succession de son mari. C’est pour la somme de 2 300 livres de principal et « 15 livres d’épingles » en plus des redevances annuelles qui s’élèvent à la moitié des grains récoltés, 15 cordes de bois et le paiement de 80 livres en espèces.

Elle est inhumée à Ville-Marie, le 16 avril 1721 à 77 ans.

Autres descendants célèbres

Le couple Paulo-Campeau figure parmi les ancêtres de l’homme d’État sir Louis-Hippolyte Ménard, dit La Fontaine, premier baronet du Canada, et de sir Joseph-Adolphe Chapleau, ministre et lieutenant-gouverneur de la province de Québec de 1892 à 1898. On reconnaît aussi Catherine Paulo et Étienne Campeau comme des ancêtres de la politicienne américaine du xxi e siècle Hilary Clinton et de la chanteuse internationale Madonna.

Monument

En 1985, l’artiste Dominique Valade crée une sculpture de blocs de granit de caractère contemporain qui est érigée dans le parc Labelle à l’angle de la rue Henri-Duhamel et du boulevard LaSalle, dans l’arrondissement Verdun. Sur une plaque installée à côté de cette œuvre, on nous fait connaître les noms des membres du groupe d’arquebusiers du xvii e siècle chargé de la protection du territoire de Ville-Marie, dont Étienne Campeau.

À la mémoire de Catherine Paulo, soulignons le courage et le don de soi qui font partie du legs de cette « mère de la Nation ».

Lise Hébert20
Notes for Étienne & Catherine (Family)
15 enfants de cette union3
Last Modified 6 Feb 2024Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau