11Engagé a La Rochelle le 8 Juin 1659
Arrive a Montreal le 29 septembre 1659
Antoine Courtemanche dit Jolicoeur Engagé pour la Nouvelle-France par contrat devant le notaire Demontreau à Jérôme de La Dauversière à La Rochelle le 8 juin 1659.
Il est arrivé le 7 septembre 1659 sur le navire St André à Québec.
Il est milicien dans la quatorzième escouade de la milice de la Sainte-Famille en 1663.
Sieur Paul De Chomedey de Maisonneuve accorde une concession sur la côte Saint-Martin à Antoine Courtemanche le 2 avril 1665.
L'inventaire de ses biens est fait le 3 juillet 1673.
Au recensement 1667 : établis à Montréal : Antoine Courtemanche dit Jolicoeur 27ans, Elisabeth Hagin 23ans, Madeleine 3½ans, Anne 1an.
Au recensement 1681 : établis à Montréal : Paul Daveluy (dit Larose de Picardie) tonnelier, 35 ; Elizabeth Aguin, sa femme, 38
enfants : Anne 16, Antoine 12z, Elizabeth l0, Jeanne 8, François 6, Marie 3, Jean 1
Ils possèdent 2 fusils ; 2 bêtes à cornes ; 6 arpents en valeur.
Remerciement à Pierre Dubois pour les recensements
11Courtemanche, Antoine dit Jolicoeuv, né en 1640 (recens.1667) ou 1642 (recens. 1666), était un tout jeune homme lorsqu’il s’engagea le 8 juin 1659 par-devant Demontreau, notaire à La Rochelle, à Mr de la Dauversière agissant pour l’abbé Souart, pour travailler 5 ans à Villemarie au salaire de 65 livres par année. Dans cet acte Courtemanche se dit « de St-Pierre de Chaullé »33, tandis qu’à son contrat de mariage, il est «fils de Pierre Courtemanche et de Marie Eloudé, natif de la paroisse de Bannes 34, diocèse du Mans ». Le Rôle nous le présente comme défricheur. Ce colon fut confirmé à Montréal le 24 août 1660. En 1663 il s’enrôle dans la milice de la Sainte-Famille et s’incorpore à la 14e escouade (Faillon, Hist., Ill, 18). Beau soldat, Courtemanche se vit probablement attribuer alors le surnom de Jolicoeur. Une concession lui est accordée le 2 avril 1665 (BRH, 1927, p. 379). C’est là, sans doute, que le signale le recensement de 1667 entre Pierre Charon et Claude Jaudoin: Antoine Courtemanche, 27 ans; Elisabeth Haquin, sa femme, 21 ans: Madeleine, 3^4 ans: Antoine, 15 mois: 6 arpents en valeur (Suite, Hist., IV, 78a). Notre agriculteur s’était marié à Montréal le 26 avril 1663 à Elisabeth Haquin, honnête fille de feu Abraham Haquin et de Marie De Colognes, de Couperay en Brie 35. Le contrat (gr. Basset, 10 avril), écrit Faillon 36 Hist., Ill, 215), passé à la Congrégation Notre-Dame, attira toute la noblesse du pays. Signalons quelques contrats le concernant, passés par le notaire Basset: transport par Pierre Tessier (16 avril 1663) : obligation qu’il consent à l'Eglise (12 mai 1669) ; quittance que lui signe Elisabeth Moyen (5 avril 1671). Le sieur Jolicoeur s’éteignit prématurément et fut inhumé à Montréal le 16 juin 1671. L’inventaire de ses biens est du 3 juillet 1673 (gr. Basset). Sa veuve, chargée de quatre enfants, convola en secondes noces à Montréal le 11 août 1672 avec Paul Daveluy. Elle-même fut inhumée à Montréal à 72 ans le 11 avril 1718.