Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameJacques Boivin dit Panse
Birth6 Apr 1620, Saint-Cyr-de-Jarze, Angers, Anjou, France2
Death24 Jul 1704, Montréal, Québec, Canada9
Burial24 Jul 1704, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
FlagsBiography, La Grande Recrue de 1653
Spouses
Birthabt 1641, Saint-Julien, Le Mans, Maine, France2,20
Death16 Dec 1723, Montréal, Québec, Canada
Burial16 Dec 1723, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada20,2
FlagsBiography, Fille du Roi, Perche
Marriage17 Nov 1665, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
ChildrenMichel (1666-1703)
Notes for Jacques Boivin dit Panse
9Venu avec La Grande Recrue 1653


9BOIVIN dit PANSE, Jacques, de la paroisse de Sainte-Colombe, près de la Flèche, passe son engagement le 30 mars 1653 (gr. Lafousse) et reçoit 91 livres en avance sur ses gages le 20 juin suivant (gr. Belliotte). Né en
1626 du mariage de Jacques Boivin et de Jacquine Delaune, de Gersé en Anjou, au moment de son union avec Marguerite Blois, le 17 novembre
1665, à Montréal, (Faillon, Hist., II, 535). Apparemment donné aux Jésuites, ce qui expliquerait le silence qui plane sur les dix premières années de sa vie en terre canadienne, un acte de Basset (voir pièce 8), daté du 14 septembre 1663, stipule que Jacques Boivin désirait que partie de ses biens
"fussent et demeurent annexés au service de Dieu", et partie aillent à Jacques Bissonnet, fils de Pierre et de Mathurine Desbordes. Le 17 novembre 1665 il épousait, à Notre-Dame de Montréal, Marguerite Blois, fille de Jacques et de Françoise Masson, de St-Julien de Laferté-Bernard, au Maine.
Les recensements de 1666 et de 1667 lui donnent 40 ans et sa jeune épouse en a 22 (Sulte, IV, 60c, et éd. Roy, RAPQ 1935-36, 118). Le 18 mars 1669, Laurent Archambault lui affermait sa terre qu'il achetait quelques jours plus tard, soit le 24 mars suivant (gr. Basset). Autre achat de terre de Mathurin Bernière dit La Marzelle le 24 octobre 1670 (gr. Basset). Ses biens-fonds sont taxés à 10 sols seulement sur le rôle des habitants de Ville-marie le 5 décembre 1673 (BRH 32, 276, et 36, 45).
Le 24 août 1675, il reçoit une quittance pour la génisse achetée de Barthélemy Lemaistre (gr.
Basset). Neuf arpents de terre et une vache font toute la richesse de notre homme en 1681 (Sulte, Hist., V, 68a). Il faut dire que Jacques Boivin dit Panse travaillait ici et là comme manoeuvre. En 1668, il était employé à la construction de l'église paroissiale (comptes du marguillier Claude
Robutel).
Ce n'est que le 6 octobre 1697 que les époux Boivin se don-
naient à leur fils Michel (gr. Adhémar). Jacques Boivin décéda à Montréal le 24 juillet 1704, âgé de 97 ans, dit l'acte, ce qui est erroné. Sa bru Francoise Lorin, veuve de Michel, lui fit faire des funérailles pour une somme de 18 livres. Toutefois, Ignace Gamelin, marguillier cette année-là, ne mentionne aucune recette provenant de sa succession (Massicotte, Figures des Temps Héroïques, dans BRH 36, 437). On ignore la date de sépulture de Marguerite Blois.
Descendance.
Notes for Marguerite (Spouse 1)
17,20,2Fille du Roi, arrivée en 16653

20Marguerite Pelois (vers 1641-1723)

Son origine

De sa capitale Le Mans, le Maine, province française limitée par la Normandie et le Perche, a vu sur nos rives peu de Filles du Roy. Nommons Jeanne Dodier (1663), Françoise Dupré (1669), Anne Lagou (1670), Marie Lebon (1665) et Marguerite Pelois, celle qui nous occupe, native de Saint-Julien de la Ferté-Bernard, de l’arrondissement Mamers, région de la Sarthe. Marguerite est née vers 1641, fille de Jacques et de Françoise Massen Masson. Ont-ils eu d’autres enfants ? Mystère. Elle arrive sans dot ni biens. Pourquoi quitte-t-elle sa patrie ? Mystère.

Sa vie en Nouvelle-France nous pose aussi quelques questions : elle n’a eu que deux enfants et, entre chacun d’eux, il s’est écoulé quatre ans. C’est assez rare chez les Filles du Roy. Les deux époux meurent nonagénaires. Rare aussi. Le mariage a lieu en 1665 et le couple réalise en 1688 qu’ils n’ont pas passé de contrat de mariage même « s’ils vivent unis et communs en biens ». Bizarre.

Voyons leur vie de plus près.

Son futur époux

Jacques Boivin dit Panse est originaire de Maine et Loire, de Jarzé, paroisse Sainte-Colombe, près de la Flèche d’où sont partis des Angevins importants : Pierre Bélanger, Laurent Bory, Pierre Chicoine, François Hamelin, René Leduc, Pierre Petitclerc et bien d’autres dont la descendance fleurit encore aujourd’hui le Québec. Il a été baptisé le 6 avril 1620.

Jacques Boivin arrive comme défricheur engagé par un contrat passé devant le notaire Beliotte, le 30 mars 1653, pour cinq ans, au salaire de 75 livres par an ; il sera de la célèbre recrue de 1653 levée par La Dauversière et compagnie. Il a reçu en avance sur ses gages 91 livres 4 sols. Avant qu’il « connaisse » (au sens ancien du terme) Marguerite Pelois, plusieurs événements jalonnent son circuit. Confirmé en 1660, il est présent et parrain au baptême de Jacques Bissonnette, enfant illégitime de Pierre Bissonnette et de Mathurine Desbordes, le 28 avril 1661 à Montréal ; il est au mariage de ce Pierre Bissonnette, le 1 er août 1663, mariage qui sera déclaré nul car l’époux est déjà marié en France ; le 14 septembre 1663, en partance sans doute pour les Pays-d’en-Haut, il fait don de la moitié de ses biens, en cas de mort, à son filleul Jacques Bissonnette, enfant de 2 ans et demi et il est stipulé que, si l’enfant meurt, c’est la mère de l’enfant qui hérite ; il lègue l’autre partie de ses biens à la Fabrique de Villemarie.

Le mariage

C’est le 17 novembre 1665 que Marguerite, âgée d’environ 24 ans, et Jacques, âgé de 45 ans, s’épousent à Montréal devant le sulpicien Gabriel Souart, lequel a signé pas moins de quatre-vingts actes de mariages de l’époque. Sont témoins Jean Gervaise de Touraine, menuisier, et Urbain Brossard, maître maçon, de La Flèche.

Comme nous l’avons dit plus haut, le contrat de mariage a d’abord été inscrit aux Insinuations de la Prévôté de Montréal, puis déposé au greffe d’Antoine Adhémar, 32 ans après leur union ! Nous reviendrons plus loin sur cette curiosité.

La famille

Leur premier enfant a pour nom Michel ; il est baptisé le 11 décembre 1666. Il épouse Françoise Lorrain, fille de feu Pierre et de Françoise Saulnier dite Duverdier, le 7 octobre 1697 (date mémorable) à Montréal. Ils ont trois enfants dont deux se marient : deux filles, Jeanne et Marie Charlotte. Michel décède le 16 juin 1703, à 37 ans.

Puis trois ans se passent avant qu’un autre enfant arrive. Période remplie de transactions et de travaux sur lesquels nous reviendrons plus loin.

Leur deuxième et dernier enfant est baptisée le 26 mars 1671 au nom de Catherine. Elle épouse en premières noces Jean Lorrain, le frère de Françoise, le 1 er mars 1688, à Montréal. Ils ont sept enfants, dont les deux premiers sont des jumeaux, Michel et Thomas, mais qui ne vivent que peu de temps. Des cinq autres, trois meurent en bas âge et deux se marient : Joseph à Kaskaskia, aux Pays-d’en-Haut avec une Amérindienne Marie Josèphe Étienne fille de Philippe Étienne et de Marie Oucanicoue, et Marie Catherine épouse le 21 novembre 1712, à Montréal, Pierre Puibarau Maisonneuve.

Jean Lorrain meurt, on ne sait trop où, quand et comment. Catherine Boivin, à 32 ans, se remarie le 3 février 1704 à Montréal avec Louis Leroux Chaussé. Il est âgé d’environ 40 ans et est sergent de la compagnie de M. de Longueuil en garnison à Montréal ; il est natif de Gouy, évêché de Rouen. Ils auront une fille, Françoise, en 1708. Catherine meurt à 64 ans, le 20 mai 1735.

Que fait la mère Marguerite Pelois pendant ces années ? Prendre soin de ses deux enfants, entretenir le potager et toutes les tâches quotidiennes que les femmes accomplissent jour après jour.

Transactions de Jacques Boivin : les terres

Le 12 décembre 1666, Jacques Boivin achète une terre de René Dardenne de trente arpents de superficie à la côte Saint-François qu’il revend le 27 septembre 1668 à Pierre Perthuis.

Le 18 mars 1669, il loue une terre de Laurent Archambault à la côte Sainte-Marie de trente arpents en superficie qu’il paiera en nature : dix minots de blé et cinq minots de pois par année et, le 24 mars suivant, il achète l’autre moitié de cette terre tout en permettant à Laurent Archambault de prendre le bois pour ses besoins.

Le 24 octobre 1670, pour 180 livres, Jacques Boivin achète, de Mathurin Bernier, une terre de 60 arpents au même endroit.

Puis, le 24 août 1675, Jacques Boivin achète une génisse de Barthélemy Lemaistre qu’il paie en marchandises.

Recensement de 1681

Quinze ans après leur mariage, Jacques a 60 ans et Marguerite 40 ans, Michel a 15 ans et Catherine 11 ans. Ils ont une bête à cornes et neuf arpents de terre défrichés.

1697 : date mémorable

Le 6 octobre 1697, Jacques Boivin donne une procuration à sa femme Marguerite et la mandate en son nom pour assister au contrat de mariage de Michel avec Françoise Lorrain qui aura lieu le lendemain. En même temps que Michel et Françoise font rédiger cet effet notarial, ils donnent à Michel tous leurs biens à condition qu’il subvienne à leur vieillesse et inscrive 50 messes de Requiem pour le repos de leurs âmes… Et le 8 octobre ils font enregistrer leur contrat de mariage !

Décès de Marguerite Pelois

C’est âgée d’environ 82 ans qu’elle quitte ce pays d’adoption, le 16 décembre 1723, grandie par cette expérience de vie dans un monde en développement. Qu’elle en soit bénie !

Irène Belleau20
Notes for Jacques & Marguerite (Family)
2 enfants de cette union3
Last Modified 26 Apr 2023Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau