9Engagé a La Flêche, France le 7 Avril 1653. Arrive le 16 Novembre 1653
9BESNARD dit BOURJOLI. René, (signe Besnard dit Bourjoly), caporal en la garnison, natif de Villiers en Anjou, diocèse d'Angers, fils de défunt Jean, marchand, et de Madeleine Maillard, épouse aux
Trois-Rivières, le 2 février 1661 (contrat Ameau, 22 janv.), Marie Sédilot, veuve de Bertrand Fafard, mère de quatre enfants. Nommé tuteur de cette petite famille, Besnard rendra ses comptes de tutelle et sera déchargé le 19 juin 1676 (gr. Ameau). D'après les recensements, ce militaire aurait vu le jour
en 1628 (rec. 1666, Sulte, Hist., IV, 62b) ou 1629 (rec. 1667, Sulte, op. cit., IV, 70b et rec. 1681, V, 64a). Agé de 24 ou 25 ans, il s'engageait pour le Canada à M. de la Dauversière par devant le notaire Lafousse, notaire à La Flèche, le 7 avril 1653, et, le 20 juin suivant, recevait 20 livres en rade de St-Nazaire (Faillon, Hist., II, 534). Notre beau militaire fut reconnu coupable de maléfice envers les époux Pierre Gadois et Marie Pontonnier, et, par sentence de M. de Maisonneuve du 4 novembre 1658, condamné à 300 livres d'amende et rélégué à 30 lieues, au moins, de Montréal (Doc. judiciaires, et Mémoires de la Société Généalogique, tome I,
270ss.).
Ce jugement ne nuisit en rien à la carrière de Besnard.
A son mariage (1661), il est caporal de la garnison des Trois-Rivières; le 14 mars 1665, il est assermenté comme substitut du Procureur du roi dans la même ville (note d'Anatole Carignan); nous savons enfin, par une procuration du 11 janvier 1668 (gr. Ameau), qu'il exerçait à cette date, avec Michel Godefroy, la charge de marguillier de la paroisse. Bien qu'il eût épousé la veuve d'un riche propriétaire foncier, René Besnard, cause soit de prodiga-lité, soit d'inexpérience en affaires, eut à subir de nombreux procès, la plupart en réclamation de créances (APQ., Registre des audiences, Prévôté des Trois-Rivières, 13 nov. 1660, 23 avril et 8 oct. 1661, 21 sept. 1663;
JUG. CoNS. SOUV., III, 751: 18 avril 1689). Ses fonctions retinrent le Sr de Bourjoli aux Trois-Rivières la plus grande partie de sa vie. Si le recensement de 1667. lui attribue, au Cap, 9 bestiaux et 45 arpents en va-leur, et celui de 1681, 12 bêtes à cornes et 60 arpents en valeur, il faut y voir, croyons-nous, l'exploitation poursuivie par des tiers, des terres de Bertrand Fafard. Des mutations d'immeubles entre les mains de René Bes-nard, signalons les suivantes : 13 juillet 1662 (gr. Audouart, voir pièce 7), vente à Jean Bourdon d'un emplacement de 30 pieds sur 24, avec une vieille charpente, concédé jadis à Bertrand Fafard (cf. TERRIER, 149): le 17 mars 1665 (gr. Latouche), concession de 3 arpents sur 40 à Champlain (HIsT. DE CHAMPLAIN, I, 73) : 2 avril 1670 (gr. Ameau), achat, de Pierre Pinot-Laperle, d'un demi-arpent, garni d'une maison, au Platon du
TERRIER, p. 358); 19 juin 1676 (gr. Ameau), vente à Louis
Fort Gd un emplacement aux Trois Rivitres de 10 toises sur 20 (d. TER-RIER, 297-298); 14 août 1683, concession au Cap de 2 arpents sur 20, auprès de Jean Cusson (note Anatole Carignan). Marie Sédilot, veuve de René Besnard, fut inhumée aux Trois-Rivières le 12 juin 1689. Or, elle aurait consenti avec son mari une obligation à Pierre LeBoulanger, marchand du Cap, le 18 avril précédent (JuG. CONS. SoUV., III, 751). La mort de René Besnard-Bourjoli se fixerait donc entre ces deux dates. Descendance.