Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
Arbre Généalogique Guertin Rondeau Family Tree - Person Sheet
NameCatherine Moitié
Birth14 Jun 1649, Saint-Barthélemi, La Rochelle, France3
Christening14 Jun 1649, Saint-Barthélemi, La Rochelle, France3
Death21 Oct 1727, Boucherville, Québec, Canada
Burial21 Oct 1727, Sainte-Famille, Boucherville, Québec, Canada3
FlagsBiography, Fille du Roi
FatherJacques Moitié (~1625-)
MotherFrançoise Langevin (~1625-)
Spouses
Birthabt 1644, Saint-Sauveur-de-Thury, Normandie, Caen, France
DeathMar 1688, Montréal, Québec, Canada
Burial5 Mar 1688, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada2
Marriage19 Sep 1667, Notre-Dame-De-Montréal, Montréal, Québec, Canada3
ChildrenCharles (1668-1750)
 Marie-Madeleine (1683-)
Birthabt 1647, Molières, Cahors, Guyenne, France2
DeathFeb 1722, Boucherville, Québec, Canada
Burial18 Feb 1722, Sainte-Famille, Boucherville, Québec, Canada2
FlagsBiography, Carignan & Fille du Roi, Carignan-Salières Regiment
Marriage22 Nov 1688, Sainte-Famille, Boucherville, Québec, Canada3,2
Notes for Catherine Moitié
2Catherine was a "Filles du Roi." Arrived in Nouvelle France in 1663

Arrivée avec sa soeur Marguerite3

20Catherine Moitié (1649-1727)

Autre graphie : Vigé, Vigey.

Catherine Moitié est originaire de la paroisse SaintBarthelémy de la ville de La Rochelle, Aunis. Elle est baptisée dans la chapelle Sainte-Marguerite le 14 juin 1649, ses parrain et marraine sont Pierre Bivaud, maître sommelier, et Marguerite Langevin. Elle est la fille de Jacques Moitié, décédé avant le départ de Catherine, et de Françoise Langevin, décédée en 1652. Jacques Moitié est maître sergier, huissier et sergent royal à La Rochelle.

À son arrivée à Québec, elle est à peine âgée de 14 ans. Quatre ans plus tard, le 19 septembre 1667, âgée de 18 ans, elle se marie dans la paroisse Notre-Dame de Montréal avec Désiré Viger, de la paroisse Saint-Sauveur de Rouen en Normandie. Désiré, né vers 1644, est le fils de Nicolas Viger et de Robine Lessard. Il est âgé d’environ 22 ans.

Lors du voyage vers la Nouvelle-France, Catherine est accompagnée de sa sœur aînée, Marguerite, baptisée le 29 janvier 1646 à La Rochelle. On apprend par Russel Bouchard que Claude Fézeret, époux de leur cousine Suzanne Guibault, a fait au moins un aller-retour vers la Nouvelle-France avant d’y revenir définitivement en 1659. Sans doute les avait-il convaincues de le suivre. Les pénibles conditions de la traversée, l’incertitude d’arriver à bon port et l’inquiétude face à la nouvelle vie qui les attendait étaient sans doute difficiles à supporter ! Devant les misères endurées pendant le voyage, les deux sœurs ont dû se réconforter et se consoler mutuellement en se rattachant aux souvenirs heureux qu’elles partageaient et en se raccrochant au désir d’un futur meilleur qu’elles avaient décidé de construire en quittant La Rochelle. Malheureusement, elles vivront par la suite éloignées l’une de l’autre, Marguerite épouse Joseph Élie Gauthier le 24 octobre 1663 dans la paroisse de la Visitation-de-Notre-Dame à ChâteauRicher. Le couple s’établit à l’île d’Orléans tandis que Catherine vit d’abord à Montréal, puis à Longueuil après son mariage et à Boucherville quelques années plus tard.

En attendant le mariage

Pourquoi Catherine se marie-t-elle quatre ans plus tard et pourquoi se retrouve-t-elle à Montréal ?

Yves Landry note, en utilisant les recherches de Marcel Trudel sur la composition de la population en Nouvelle-France, que la grande majorité des gens qui s’établissent à Montréal ont entre 16 et 40 ans. Il souligne un passage d’une lettre de l’intendant Jean Talon à Colbert datée de 1667 : « Qu’il soit défendu […] pour le Canada d’envoyer aucun homme qui ne soit au-dessous de 16 ans et au-dessus de 40 ans […]. La même règle pourrait être observée à l’égard des femmes et des filles pour les âges convenables à la génération […]. » En 1663, leur cousine, Suzanne Guilbaut Guillebaut, son mari Claude Fézeret, maître serrurier, et leur fils René sont installés à Montréal. On peut supposer que la jeune Catherine est accueillie par cette famille et que ce sont eux qui lui ont trouvé du travail comme servante chez le sieur Charles Le Moyne et dame Catherine Primot. Ainsi, Catherine n’était pas à la charge de la colonie et pouvait attendre d’être prête pour la maternité.

La famille Le Moyne habite sur la rue Saint-Paul depuis 1654. C’est là que Catherine se trouve aux recensements de 1666 et de 1667 où il y a en 1666, en plus des maîtres, quatre enfants, quatre hommes engagés et une servante et, en 1667, Charles Le Moyne, Catherine Primot, cinq enfants et huit hommes, dont six domestiques et une servante. Selon les normes de l’époque, son employeur, même si elle n’a pas de contrat d’engagement, doit la loger, la nourrir, l’entretenir et la soigner. Son statut, sans qu’on puisse l’assurer, ressemble à celui de domestique à récompense. Quand la personne part pour se marier ou à la fin de l’entente établie avec l’employeur, elle reçoit des dons, des présents et parfois des vêtements pour s’habiller de la tête aux pieds. Cette orpheline, provenant d’un milieu plutôt à l’aise, est probablement habituée, si l’on se fie à l’information sur le travail de son père, aux allées et venues d’employés, d’acheteurs, de collègues artisans et de personnes reliées à la charge publique de son père. Elle vit maintenant dans la maison du procureur du roi, qui est de plus soldat, interprète et négociant. Il sera aussi seigneur de Longueuil et de Châteauguay et gouverneur de Montréal. À l’inventaire de ses biens, après son décès le 30 janvier 1685 à Montréal, Charles Le Moyne est considéré comme le citoyen le plus riche de son temps. Auprès de Catherine Primot qu’elle seconde, la jeune fille apprend les usages de la Nouvelle-France, les travaux domestiques, les soins à donner aux jeunes enfants et tout ce qu’il faut connaître sur l’utilisation et la transformation des ressources alimentaires et vestimentaires de la colonie. Si elle n’était pas préparée à sa nouvelle vie, le temps qu’elle passe à Montréal avant son mariage lui donne les outils nécessaires pour fonder une famille et répondre aux besoins de son foyer.

On ne connaît pas la date de l’arrivée de Désiré Viger en Nouvelle-France. Par les travaux de recherche de Marcel Trudel, parus dans la Population du Canada en 1663, on sait qu’il n’habite ni Montréal, ni Québec, ni Trois-Rivières avant le 30 juin 1663. Aux recensements de 1666 et de 1667 à Montréal, il est matelot et domestique chez Charles Le Moyne. Habituellement, l’engagé est lié par un contrat de trois ans qui débute au moment de l’embarquement, mais parfois aussi au moment de son arrivée. La très grande majorité d’entre eux respectent la durée de leur entente avec l’employeur. Les conséquences d’un bris sont très lourdes financièrement : l’engagé doit remettre les sommes déboursées pour son transport et sa nourriture durant le voyage, les vêtements reçus, s’il y a lieu, et le salaire encaissé d’avance. Désiré se marie en septembre 1667. On suppose que son contrat est terminé. On peut donc prétendre qu’il est arrivé trois ans plus tôt, soit avant ou en septembre 1664.

Mariage

Est-ce que Désiré et Catherine se sont rencontrés pour la première fois chez les Le Moyne ? C’est fort probable, l’histoire ne conserve pas les histoires d’amour. Ce qui est assuré, c’est que la période d’apprivoisement et de connaissance de l’autre a été beaucoup longue que celle qui était vécue par la majorité des Filles du Roy. On peut considérer qu’ils ont eu beaucoup de chance et que leur vie commune a dû en être facilitée.

À leur mariage, le 19 septembre 1667, les deux époux déclarent « ne pas savoir signer ». Plusieurs invités assistent à la bénédiction nuptiale donnée par Gilles Perot, curé de la paroisse Notre-Dame de Montréal : Jacques Le Moyne, marchand, marguillier de la paroisse, frère de Charles, d’Anne et de Jeanne Le Moyne, François Ferraud, lieutenant, aide-major du régiment de Carignan-Salière, Michel Messier, habitant, époux d’Anne Le Moyne, Pierre Caillé, tailleur d’habits, Suzanne Guilbault, cousine de Catherine, et son fils René Fézeret, arquebusier du roi, Marie Le Ber, fille de Jacques Le Ber, époux de Jeanne Le Moyne, associé et beau-frère de Charles Le Moyne et Geneviève Laîné, Fille du Roy arrivée en 1667 qui mariera à Montréal Pierre Devanchy, maître menuisier. Les jeunes mariés s’installent à Longueuil dans le fief de Charles Le Moyne. En 1673, on les retrouve à Boucherville. Le 3 avril 1673, Désiré achète une terre. Il en reçoit les titres le lendemain du seigneur Pierre Boucher. Au recensement de 1681 à Boucherville, il a six arpents de terre en culture, neuf bêtes à cornes et un fusil. Pierre Boucher lui concède, le 15 avril 1687, l’île Saint-Jean. Cette île est identifiée par la lettre C des îles Percées dans les documents de cette époque. Dès son arrivée en Nouvelle-France et jusqu’à son décès, Désiré exercera son métier de matelot, transportant des gens, des biens et des animaux sur les rives du Saint-Laurent.

De leur union naissent dix enfants, autant de filles que de garçons. Le 19 septembre 1668, à la naissance de Charles, l’aîné, Catherine a 19 ans, et elle est âgée de 38 ans à la naissance de Maurice, le cadet.

Famille

1. Charles Viger est baptisé le 9 août 1668 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal en présence de ses parents. Nous ignorons le nom du prêtre qui a procédé à la cérémonie ainsi que la date de sa naissance. Son parrain est Charles Le Moyne, fils de Charles Le Moyne écuyer du roi, et Jeanne Le Moyne, épouse de Jacques Le Ber, marchand, est la marraine.

Charles âgé de 26 ans, charpentier de barque, s’unit le 29 juin 1694 à Françoise Guertin dans la paroisse de son baptême. Encore une fois, le prêtre omet de signer l’acte. Charles signe l’acte de son mariage. Françoise, âgée de 16 ans et demi, est la fille de Louis Guertin et d’Isabelle Camus. Aucun des parents n’est présent : Désiré Viger, Louis Guertin et Isabelle Camus sont décédés. Sont présents à la cérémonie : Huet (il peut s’agir de Joseph Huet dit Duluth de Boucherville) et deux autres personnes dont seulement le patronyme apparaît. Il est fort probable qu’ils soient les beaux-frères de Françoise : Eustache Prévost, marié avec Élisabeth Guertin, et Pierre Angrave dit Champagne, marié avec Marie Guertin. Françoise donne naissance à onze enfants, neuf d’entre eux se marieront.

Charles décède le 16 octobre 1750 à 82 ans. Son corps est inhumé le lendemain dans le cimetière près de l’église Notre-Dame de Montréal. Françoise survit à son époux pendant sept ans, elle est inhumée le 7 octobre 1757, aussi dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal.

2. Marie Noëlle Viger est baptisée à l’église Notre-Dame de Montréal le 9 novembre 1670, par Gabriel Souart, ancien curé de cette paroisse. Elle sera souvent nommée Noella. Ses parents habitent la côte de Longueuil. Son parrain, Jacques Bourdon, notaire, et sa marraine Noëlle Tiremont, Fille du Roy arrivée en 1670, épouse de Bernard Bertin, habitent aussi la côte de Longueuil.

Elle marie, à l’âge de 16 ans, Joseph Leduc, âgé de 23 ans, fils de Simon Leduc et de Jumette Poulard, le 7 janvier 1687 dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille à Boucherville. Joseph est soldat de la compagnie de M. De Saint-Cirque. Assistent au mariage : Delagrouois, chevalier et lieutenant, Jacques Viau de Longueuil, son parrain Jacques Bourdon et Prudent Bougret. De cette union naîtra à Boucherville, le 24 octobre 1687, un fils Joseph, baptisé le lendemain dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille où il sera inhumé le 2 novembre 1687. Il aura vécu à peine dix jours.

La date du décès de Joseph Leduc est inconnue.

Le 4 octobre 1688 à Boucherville dans la paroisse de son premier mariage, Noëlle, maintenant âgée de presque 18 ans, convole avec Jacques Périnault dit Lamarche, soldat puis maître maçon, originaire de Saint-Bonnet-de-Bellac, évêché de Limoges en Haute-Vienne. Né vers 1660, il a environ 28 ans. Il est le fils d’Isabelle Élisabeth Paillé et de Pierre Périnault, aussi maître maçon. Jacques est veuf de Marie Anne Lair décédée le 2 novembre 1687 à Pointe-auxTrembles et père de Nicolas, baptisé le 20 avril 1687 dans la paroisse du Saint-Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles. À leur mariage, célébré par le curé Pierre Rodolphe Guybert Delasaudrays, assistent Pierre Boucher écuyer et seigneur de Boucherville, Jean Ménard, Louis Ménard dit Saintonge de Longueuil, soldat des troupes de la marine, compagnie Montigny, Charles Viger, frère de l’épouse et Delabrosse. Le couple aura dix enfants et six d’entre eux se marieront à leur tour.

Décédée le 18 avril 1751 et inhumée le lendemain à Montréal dans la paroisse Notre-Dame à l’âge de 81 ans, Noëlle aura vécu près de 25 ans après le décès de Jacques Périnault, inhumé le 31 octobre 1726 à Montréal dans la même paroisse, vers l’âge de 66 ans.

3. Jacques Viger est né le 7 février 1673 et baptisé par Gilles Perrot le même jour dans l’église Notre-Dame de Montréal. La marraine est Anne Loiseau, Fille du Roy arrivée en 1664, mariée à Guillaume Gendron dit Larolandière, engagé de la recrue de 1653, habitant, maître couvreur et boucher. Anne Loiseau a signé l’acte de baptême.

Le mariage de Jacques avec Marie Françoise César Lagardelette est béni par le vicaire Michel Caille le 30 mai 1695, dans l’église de son baptême. Marie, née et baptisée à Sorel dans la paroisse Saint-Pierre le 4 juin 1675, est la fille de François César dit Lagardelette et d’Anne Boucher. Charles Viger, frère de Jacques, signe le registre avec le vicaire Caille. Dix enfants naîtront de leur
couple. La lignée de Jacques et de Marie se poursuivra par le mariage de cinq enfants, un garçon et quatre filles.

Le corps de Jacques est inhumé à Montréal, dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame le 8 janvier 1715, un mois avant son quarante-deuxième anniversaire de naissance. Marie sera inhumée au même endroit le 17 juin 1726, âgée de 51 ans.

4. Catherine Viger naît le 28 février 1675 et est baptisée le 19 mars suivant dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille de Boucherville par Pierre Decaumont, prêtre missionnaire. Ses parents assistent à la cérémonie. Son parrain est Louis Robert, habitant de Boucherville, et sa marraine Charlotte Étienne, épouse de Prudent Bougret, habitant aussi de Boucherville.

Âgée de 19 ans, Catherine prend pour époux Daniel Poirier de Chambly, âgé d’environ 26 ans, fils de Jean Poirier dit Lajeunesse de Chambly et de Marie Langlois, décédée, Fille du Roy arrivée en 1667. Jean Poirier est son beau-père, époux en secondes noces de Catherine Moitié. La cérémonie nuptiale est célébrée par Rodolphe Delasaudray, curé de la paroisse de la Très-Sainte-Famille de Boucherville, le 11 janvier 1694. Sont présents au mariage Charles Viger, le frère de Catherine, Louis Robert, parrain de la jeune mariée, et Jacques Bourdon, notaire, parrain de Noëlle Viger, sœur de la mariée. Tous habitent Boucherville. Catherine mettra au monde quatorze enfants ; dix participeront à la poursuite de sa descendance.

Au décès de son mari, le 7 août 1732 à Boucherville, Catherine a 57 ans. Quatre de ses enfants sont célibataires : Pierre, 29 ans ; Louis, 19 ans ; Jacques, 17 ans ; Daniel, 15 ans. Tous se marieront entre 1735 et 1743. Catherine sera inhumée dans le cimetière de Boucherville le 28 mai 1749. Elle est âgée de 74 ans.

5. Marie Françoise Viger, aussi nommée Marthe Françoise, naît le 13 mai 1677. Elle est baptisée le 6 juin suivant, en présence de ses parents, à l’église de la paroisse de la Très-Sainte-Famille à Boucherville par Hugues Pommier, prêtre. Ses parrain et marraine, habitants de Boucherville, sont François Pilet, maître charpentier, et Marie Martin, fille d’Abraham Martin et de Suzanne d’Ailleboust, et épouse de Christophe Fébvrier, habitant, arrivé au pays le 12 septembre 1665 en tant que soldat de la compagnie du sieur Lafouille du régiment de Carignan-Salière.

Marie, telle qu’elle est nommée sur l’acte, épouse à l’âge de 45 ans, le 4 juillet 1722 à Boucherville, Jean Bougret Dufort, âgé de 48 ans et veuf de Marie Anne Beaudry, sans enfant. Jean est le fils de Prudent Bougret et de Marie Charlotte Étienne. Charlotte Étienne est la marraine de Catherine Viger, sœur de Marie Françoise. Le curé Simon Saladin officialise le mariage. Plusieurs amis assistent à la cérémonie : Marien Tailhandier, notaire, arrivé en 1685 avec la compagnie du sieur de Muy comme soldat et chirurgien, frère Louis, maître d’école, Joseph Leboulanger, Joseph Laporte, Jean Baptiste Poirier, arrivé en juin 1665 comme soldat de la compagnie Chambly du régiment de Carignan-Salière, époux en secondes noces de Catherine Moitié, mère de la mariée et Jacques Larrivée. Tous ont signé l’acte du mariage en compagnie du marié et du prêtre. Marie Françoise et Jean Baptiste n’auront pas d’enfant.

Marie Françoise devient veuve le 13 juin 1732 et son mari est inhumé le jour suivant à Longueuil. Il est âgé de 58 ans. Marie Françoise décède à 90 ans le 13 janvier 1767 et est inhumée le lendemain dans le cimetière de Boucherville.

6. Madeleine Viger eut une courte vie. Née le 10 janvier 1679, elle est baptisée le 17 janvier en présence de ses parents par le curé Jean Gauthier de Brullon de la paroisse de la Très-Sainte-Famille de Boucherville. Ses parraine et marraine sont François Séguin dit Ladéroute, habitant, tisserand, arrivé comme soldat avec le régiment de Carignan-Salière en 1665, et Anne Talbot, Fille du Roy arrivée en 1670, épouse de Jean Gareau dit Saintonge, habitant, tous de Boucherville. Madeleine est inhumée le jour de son décès le 17 octobre 1682 dans la même paroisse. Elle avait 3 ans et 9 mois.

7. François Viger a été baptisé le 23 juin 1681, le lendemain de sa naissance dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille. La mère est présente ainsi que le père. Le parrain est Jean Petit, on indique Du Tremble comme lieu de résidence. La marraine, résidente de Boucherville, est Marie Bourgery, épouse de Louis Robert, cordonnier. Seul Pierre Decaumont, prêtre missionnaire, a signé le registre.

À Boucherville, dans la paroisse de son baptême le 8 janvier 1702, François épouse Françoise Lamoureux, fille de Louis Lamoureux et de Françoise Boivin, veuve de Noël Chapleau, charpentier. De ce premier mariage, Françoise a trois enfants nés en 1697, 1698 et 1700 à Boucherville. La cérémonie a été bénie par le curé Pierre Rodolphe Guybert de La Saudray. Étaient présents Daniel Poirier, beau-frère, époux de Catherine Viger, sœur du marié, Jean Poirier, beau-père du marié, second mari de sa mère, Catherine Moitié, Jean Chiquot, beau-frère de Françoise, époux de Madeleine Lamoureux, Nicolas Bachan, beau-frère de Françoise, époux d’Anne Lamoureux, Tailhandier dit La Baume, chirurgien, notaire seigneurial puis royal, greffier et juge au tribunal seigneurial de Boucherville, Joseph Quintal, commis, Papin, marchand et Nicolas Dubray. Tailhandier, Quintal et Dubray ont signé le registre. La famille comptera douze enfants, dont six se marieront.

Le 26 juillet 1749 à Bourcherville, François est inhumée dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille. Il est âgé de 68 ans. Françoise, son épouse, est inhumée au même endroit le 30 juin 1761, à l’âge de 85 ans.

8. Marie Madeleine Viger a été baptisée par Pierre Decaumont, curé, dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille de Boucherville le 1 er octobre 1683, jour de sa naissance. Jean Baptiste Ménard de Longueuil est son parrain et Claire Françoise Gauthier de Boucherville, épouse de Christophe Février, sa marraine.

Dans la même paroisse de Boucherville, le 10 juillet 1712, elle épouse, à 28 ans, Pierre Laporte aussi résident de Boucherville ; né le 11 mars 1692, il a 20 ans. Pierre est le fils de Georges Laporte
et de Madeleine Guertin. Claude Emmanuel Dauzat, prêtre faisant les fonctions curiales, leur donne la bénédiction nuptiale. Sont présents au mariage René Beault, époux de Madeleine Guertin, veuve de Georges Laporte et sœur de Françoise, Denis Véronault, époux de Catherine Guertin, sœur de Françoise et de Madeleine, Paul Laporte, époux de Marie Lussier, oncle de Pierre, André Gaultier, cousin de la famille Viger, fils de Joseph Élie Gauthier et de Marguerite Moitié, sœur de Catherine Moitié et Pierre Morisseaux, époux de Catherine Caillonneau, fille de Pierre Caillonneau et de Catherine Guertin, tante de Pierre, remariée à Denis Véronneau. Les mariés ont reçu une dispense pour la publication de deux bans de l’abbé Daniel Guilleaume Serré de La Colombière, grand vicaire de l’évêque de Québec. Quatre enfants naîtront de ce mariage et deux de ceux-ci se marieront.

Le corps de Madeleine est enterré le 2 novembre 1756 dans le cimetière de la paroisse de son baptême, en présence de Jacques Lebau, de François Viger et du vicaire Étienne Marchand. Elle avait 73 ans. Pierre décède le 12 octobre 1765 à l’âge de 73 ans ; son corps est inhumé le 14 octobre 1765 au même endroit.

9. Louis, né le 20 octobre 1685, a été baptisé le lendemain dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille de Boucherville par le curé Pierre Decaumont. Ses parrain et marraine sont Louis Darce, écuyer, cadet de la compagnie de M. de St-Cirque, et Anne Ménard, fille de Jacques Ménard et de Catherine Forestier.

Il prend pour épouse Marianne Giraudon le 13 mars 1722 à la cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Marianne (ou Marie) est la fille de Pierre Girodon et de Marie Dovame. Marianne sera la mère de deux enfants: Augustin et Marianne. Augustin, le 16 novembre 1761 dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, se marie avec Catherine Josèphe Parent, fille d’Antoine et de Marie Cousteau. Le 8 novembre 1745, Marianne et Pierre Clermont signent un contrat de mariage chez le notaire Nicolas Henry.

Dans le PRDH, on dit que Louis est décédé hors Québec. Les sources provenant de FamilySearch nous permettent d’écrire qu’il est décédé avant le 7 janvier 1735 puisque sa femme se remarie à cette date avec Jean Baptiste Moreau.

10. Dernier enfant du couple, Maurice naît le 24 novembre 1687. Il est baptisé dans la paroisse de la Très-Sainte-Famille à Boucherville par le curé Pierre Decaumont le 9 décembre suivant. Maurice Ménard est son parrain et Madeleine Matou, sa marraine. Madeleine est l’épouse de Jean Haudcœur.

Âgé d’à peine dix-huit jours, le 12 décembre 1687, le corps du petit Maurice est inhumé dans le cimetière de la paroisse de son baptême. Ses frères Charles et Jacques, son parrain Maurice Ménard, Antoine Daune et le curé Pierre Decaumont sont présents à cette cérémonie.

Deuxième mariage

Désiré est inhumé le 5 mars 1688 dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal. Il est âgé d’environ 44 ans. Le 21 octobre 1688, le notaire Michel Moreau fait l’inventaire des biens de la communauté. Les plus importants sont une habitation valant 800 livres et une gabarre d’une valeur de 400 livres.

Veuve à 39 ans et avec quatre enfants à la maison, Catherine épouse, le 22 novembre 1688, dans la paroisse de la Sainte-Famille de Boucherville, Jean Baptiste Poirier Lajeunesse, fils de Jean Poirier et de Jeanne. Jean Baptiste, veuf de Marie Langlois de Dieppe décédée en 1688, a la charge de cinq enfants. Le couple s’installe à l’île Saint-Joseph, l’île F, à Boucherville où Catherine donnera naissance à un enfant né et décédé le 30 août 1689.

Jean Baptiste Poirier est de Molière, ville de Gourdon en Quercy. À son arrivée en 1665, il est soldat du régiment de Carignan-Salière, compagnie Chambly. Le 27 août 1685, il reçoit quarante arpents de terre de Pierre de Saint-Ours, seigneur de Chambly. À partir de 1690, il spécule sur des terres, achetant, revendant, louant les terres qu’il ne peut exploiter et les nombreuses maisons qu’il possède. Il est inhumé à Boucherville le 18 février 1722.

Décès

Catherine décède et est inhumée à Boucherville le 21 octobre 1727 à l’âge de 78 ans. À son décès, 28 petits-enfants se sont ajoutés à sa descendance et à celle de Désiré Viger. Au début du xix e siècle, ses descendants mariés seront au nombre de 255. Parmi ceux-ci, certains laisseront leur nom dans l’histoire. Ce sont les descendants de son fils Jacques, marié à Françoise César Lagardelette : Jacques, premier maire de Montréal, 1833-1836, Denis, Louis Michel et Denis Benjamin, parlementaires, et Bonaventure, patriote, descendant d’un autre fils, François, marié à Françoise Lamoureux. Ils sont, par les mariages, apparentés aux familles Papineau, Cherrier et Lartigue.

Conclusion

Orpheline en France, pionnière au Canada, son nom est oublié comme ceux de ses consœurs Filles du Roy, mais Catherine Moitié laisse, à travers toutes celles et tous ceux dont elle fut l’ancêtre, un héritage qui fait la richesse du Québec.

Marie Royal20

13MOITIÉ, Jacques (..), sergent royal et huissier demeurant à la place du Château à La Rochelle/royal sergeant and usher living at the place du Château à La Rochelle, né/born (France)
* mariés/married avant 1640/before 1640, de/from La Rochelle (Charente-Maritime : 17300)
LANGEVIN, Françoise (..), née/born (France), inhumée/buried 1652-01-28 La Rochelle (Saint-Barthélemy) (Charente-Maritime : 17300)
      1) Marguerite, fille du roi (landry 349, dumas 300)/King's daughter (landry 349, dumas 300), baptisée/baptized 1646-01-29 La Rochelle (Saint-Barthélemy) (Charente-Maritime : 17300), décédée/dead 1701-06-08, inhumée/buried 1701-06-09 Sainte-Famille, Î.O., marié/married Château-Richer 1663-10-24 Joseph Élie GAUTHIER
      2) Catherine, fille du roi (landry 349, dumas 300)/King's daughter (landry 349, dumas 300), baptisée/baptized 1649-06-14 La Rochelle (Saint-Barthélemy) (Charente-Maritime : 17300), inhumée/buried 1727-10-21 Boucherville, marié/married Montréal 1667-09-19 Désiré VIGER, marié/married Boucherville 1688-11-22 Jean POIRIER dit LAJEUNESSE

Bibliographie/Bibliography: Institut Francophone de Généalogie et d'Histoire (organisme dissous); PRDH-RAB; Émigration rochelaise en Nouvelle-France
Notes for Désiré & Catherine (Family)
10 enfants de cette union3
Notes for Jean-Baptiste (Spouse 2)
Soldat Carignan-Salières12

230. Poirier dit Lajeunesse, Jean-Baptiste, né vers 1647 à Molières (Saint-Pierre), Lot, Midi-Pyrénées, fils de Jean et de Jeanne Ribario. Arrivé le 19-06-1665 sur Le Vieux Siméon. Soldat de la compagnie de Chambly au régiment de Carignan-Salières, marié à Montréal le 18-03-1668, contrat Adhémar du 08-041680, avec Marie Langlois, fille du roi, née en 1642 à Dieppe, Seine-Maritime. Décédé le 18-02-1722 à Boucherville, 75 ans, 10 enfants. Ménage établi à Chambly. Agriculteur. (DGFQ, p. 930) (CS, pp. 438-439)12
Notes for Jean-Baptiste & Catherine (Family)
1 enfant de cette union3
Last Modified 9 Mar 2024Created 7 Jun 2024 using Reunion for Macintosh
Mis a jour le 07 Juin 2024. Last updated 07 Juin 2024
Familles Guertin et Rondeau